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Projet de la loi de finances 2020

Le défi du gouvernement Bedoui

Un dilemme qui consiste d’une part, à faire face aux urgences, et d’autre part, à gérer une conjoncture politico-sociale explosive.

C’est on ne peut plus clair. Le projet de la loi de finances 2020, se penchera en substance sur l’aspect social. Le rapport du Conseil des ministres le révèle clairement : «le Premier ministre a fixé le cadre général que doit adopter ce projet de loi, lequel doit préserver le caractère social de l’Etat, sans porter atteinte aux acquis du citoyen.» Une équation qui s’annonce difficile à résoudre du fait que la crise politique qui caractérise le pays actuellement, a eu des effets dévastateurs, sur la situation économique. La lutte incontournable contre la corruption qui a engendré le gel de centaines de grands projets, le recul de la monnaie, la détérioration du pouvoir d’achat, et la mise en chômage de milliers d’emplois, ont fait que les données économiques ont changé. Ce qu’il était possible de supporter grâce au financement non conventionnel, ne l’est plus, du fait que les leviers économiques et les réformes nécessaires pour une relance économique, n’ont pas eu lieu. Dans ses grandes lignes, le PLF n’est autre que la confirmation du maintien de la politique sociale, dont les gouvernements précédents n’avaient que trop consommé pour tenter de contenir la grogne sociale. C’est le retour en force, au système de subvention, qui coûte à l’Etat près de 20% de son budget, le retour à l’importation de moins de 3 ans, l’exonération de start-up et des investissements des jeunes porteurs des projets du paiement des différents impôts et taxes et l’octroi de mesures incitatives, Augmentation de 150% du montant de l’allocation mensuelle des personnes handicapées, soit à 10.000 DA à partir du 1er octobre 2019 au lieu de 4000 DA actuellement. Pour ce faire, le gouvernement s’est basé sur les mêmes mécanismes contenus dans la LF 2019, à savoir la rationalisation des dépenses de fonctionnement des services et administrations publiques, la rationalisation des dépenses publiques et des recettes issues des services et des biens, le renforcement de l’attractivité économique nationale et l’amélioration du climat d’affaires, la diversification et l’élargissement des sources de financement de l’économie nationale, et l’amélioration des revenus des recettes ordinaires du budget de l’Etat. En plus de l’éventualité de recourir à l’endettement extérieur « sélectif», le maintien du financement conventionnel et la réintroduction de l’ISF. Autrement dit, pour une politique sociale plus accentuée, les mêmes outils d’application sont maintenus et renforcés par des mesures et décisions, qui ne semblent pas avoir le poids de prétendre impacter positivement les équilibres financiers et économiques. En somme, devant un dilemme qui consiste d’une part, à procéder en urgence aux réformes nécessaires fussent-elles douloureuses socialement, pour relancer l’économie nationale, et d’autre part, gérer une conjoncture politico-sociale explosive, le gouvernement ne semble pas jouir d’une grande marge de manœuvre. 

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