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Abandon de la planche à billets, relance des projets et austérité

Le gouvernement sur une corde raide

Le chef de l’Etat a maintenu le cap tracé à l’Exécutif lors de son entretien, mardi, avec le Premier ministre Noureddine Bedoui.

La feuille de route du gouvernement a des allures de pari. Dans l’absolu, cela s’apparente à de l’audace. Il en faut une sacrée dose, en effet, pour s’engager à ce point. C’est ce qui a, par le passé, été reproché aux gouvernements précédents, qui en ont manqué, et qui de surcroît, étaient aux commandes du pays alors que les finances étaient confortables.
Un atout que ne détient pas l’actuel staff gouvernemental qui aura le désavantage de ne pas disposer d’assez de temps pour la réalisation de certains projets sachant que sa mission doit prendre fin après l’élection présidentielle du 12 décembre.
La situation financière du pays étant connue : un déficit commercial chronique, un niveau des prix du pétrole qui assure l’essentiel des revenus en devises, insuffisant pour assurer les équilibres budgétaires, une facture des importations au-dessus des 40 milliards de dollars…
Des indicateurs qui montrent clairement que les clignotants ne sont pas au vert. C’est dans ce contexte que le gouvernement a décidé de prendre trois grandes mesures. Il s’est engagé donc à les mettre en exécution à un moment où le pays traverse une grave crise financière. Ce qui ne lui laisse pratiquement pas de marge de manœuvre.
Il est vrai aussi qu’invoquer la crise politique actuelle ne doit pas donner l’occasion pour rester les bras croisés.
La machine économique qui a quelque peu baissé de rythme depuis que certaines entreprises ont subi les conséquences de l’incarcération de leurs patrons doit être remise en marche et certains projets de développement relancés. C’est ce qui a été annoncé pour ce second point par le Premier ministre à travers la levée du gel sur les projets du secteur de la santé dans les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux.
Ce qui n’est que justice si l’on se réfère aux disparités criantes qui existent entre le nord du pays et ces régions qui souffrent d’un manque flagrant d’infrastructures hospitalières et d’un personnel spécialisé. Il est inutile de souligner que pour concrétiser une opération d’une telle envergure, il faut disposer d’un financement qui nécessite une enveloppe consistante. L’argent : le nerf de la guerre ! C’est ce qui fait défaut en ces moments de vaches maigres. Surtout qu’en plus de cela, le chef de l’Etat vient à juste titre d’ailleurs appeler à une rationalisation des dépenses. Il faut donc se serrer la ceinture sans pour autant détériorer le pouvoir d’achat de nos concitoyens, déjà bien malmené par des flambées généralisées de manière récurrente.
C’est la conduite à tenir par le gouvernement qui a été instruit pour élaborer une loi de finances 2020 qui ne soit pas contraignante pour les travailleurs.
Un gouvernement qui, par ailleurs, a annoncé le renoncement définitif, à la planche à billets qui aura tourné à plein régime sans avoir miraculeusement fait exploser le taux d’inflation. Ce qui n’est pas une moindre performance. Était-ce annonciateur du recours à l’endettement extérieur ?
Le Premier ministre n’a pas exclu cette option. Cela pourrait expliquer la relance des projets du secteur de la santé dans les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux, dont la réalisation s’effectuerait à partir de ce type de financement.
Une situation qui appelle à un véritable jeu d’équilibriste.
Le gouvernement se retrouve vraisemblablement sur une corde raide.

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