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Constantine

Le Hirak des étudiants change de slogans

En un mot, la principale revendication des étudiants demeure le départ du chef de l’Etat et de son Premier ministre.

Hier a été le 16ème mardi de protestation des étudiants contre le système en place et le départ de Bensalah chef d’Etat et du Premier ministre Bedoui. Si certains appellent dans leurs slogans au changement du régime, d’autres ont changé de revendications pour serrer les slogans dans des demandes qui s’annoncent d’intérêt. C’est dire que le Hirak, qui avait commencé un certain 22 février contre un cinquième mandat de l’ex-président de la République, puis à son prolongement et le changement du système a pris une autre tournure qui n’est qu’au profit de certains partis dissous à l’image de l’ex-FIS. Le slogan « silmia silmia dawla islamiya » a été entendu. Il ne s’agit plus de cette élite sortie dans la rue dire « le ras-le-bol du système », mais d’autres visages occupent désormais la rue. Ceux-là même qui ont des tendances politiques islamistes, car désormais il faut le dire, ils cherchent le pouvoir. Le Hirak a été détourné. Les plus avertis l’ont remarqué depuis la troisième semaine de manifestations, d’autres ne font pas la différence car manipulés. Les étudiants sont sortis certes, pour ce 16ème vendredi, mais n’ont pas tous le même objectif. Comme d’habitude ils ont marché depuis l’université Mentouri jusqu’au centre-ville où d’autres groupes d’étudiants les attendaient. Des enseignants ne manqueront pas de joindre le mouvement. Pour la seizième semaine consécutive, des appels à manifester dans toutes les villes universitaires ont été lancés par les organisations estudiantines, mais aussi par de nouvelles organisations en cours de création et de structuration au niveau des facultés algériennes. Une chose est sûre : le nombre des étudiants qui manifestent a baissé. On n’est plus dans cette foule des premières semaines où le nombre d’étudiants et d’enseignants avait atteint le million. Aujourd’hui il s’agit de quelques centaines. On note par ailleurs, que ce 16ème mardi intervient après le discours de Bensalah qui s’invite à rester dans son poste jusqu’à l’élection. Une position qui est rejetée par les étudiants qui insistent sur son départ. Pour eux, oui à l’élection, mais sans les anciennes figures. D’autres refusent carrément l’idée de l’élection et demandent une phase de transition.
On admet aussi le dialogue, mais avec qui ? s’interrogent les étudiants. Sur les pancartes on demande aussi à la justice de faire son travail sans influence aucune et d’être juste dans le traitement des dossiers de la corruption. En un mot, la principale revendication des étudiants demeure le départ du chef de l’Etat et de son Premier ministre.

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