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Elle tient aujourd’hui sa conférence nationale

Le pari de la société civile

Le collectif des syndicats et d’associations a du mérite. Il a réussi là où les partis ont échoué.

Un rendez-vous inédit. Le collectif des dynamiques de la société civile tient son conclave aujourd’hui.
La conférence nationale de la société civile pour un changement pacifique s’inscrit dans l’histoire du pays. Il s’agit de la première initiative qui émane de la société et qui porte un projet consensuel sur le règlement de la crise politique.
Malgré le refus des autorités de délivrer une autorisation, le collectif ne renonce pas. «La rencontre sera tenue au siège du Cnapest», a confirmé le président de l’association RAJ, Abdelwahab Fersaoui. Quelque 200 participants prendront part aux travaux de cette conférence qui donnera naissance officiellement à une plate-forme consensuelle qui traduit les aspirations du mouvement populaire.
Un véritable exploit pour les trois collectifs, à savoir la Confédération des syndicats autonomes, le Forum civil pour le changement et le Collectif de la société civile qui compte plusieurs associations et organisations de droits de l’homme. Ce sont en tout, plus de 70 associations venant de différents horizons et représentant différentes sensibilités et idéologies.
Le collectif qui a entamé ses travaux au lendemain du déclenchement du mouvement populaire le 22février dernier a tout le mérite puisqu’il a réussi là où les partis politiques ont échoué à dégager un consensus.
Les représentants de la société civile n’ont pas lâché prise. Ils ont multiplié les rencontres de concertation afin d’aplanir les différences. Depuis la réunion houleuse de samedi dernier, le collectif s’est donné toutes les chances afin d’arriver à dégager un compromis avant la tenue de cette conférence. Comme dit le proverbe, «la persévérance paie». Au bout des réunions marathoniennes, le collectif est parvenu à un consensus. «Ce consensus est historique, quelles que soient les insuffisances qu’il peut y avoir, il est le fruit d’un travail très important, un débat franc et même contradictoire a eu lieu durant ces rencontres de concertation», soutient Fersaoui. Convaincus de l’importance de la réussite de leur démarche, les participants se sont donné tout le temps nécessaire pour unifier leurs points de convergence et aller coûte que coûte vers un consensus. «C’était notre objectif dès le début», affirme Saïd Salhi, vice-président de la Laddh. Selon lui, les débats étaient bien animés, mais surtout responsables. Les représentants de la société civile avaient tenu, précédemment, quatre rencontres préparatoires, dont la première a été consacrée à l’«examen de la situation politique et des risques de blocage».
Les participants ont procédé, lors de la 2e rencontre, à l’«échange de points de vue et de différentes initiatives et suggestions».
Quant à la 3e et 4e rencontres, les syndicats et les associations ont tenté de «cristalliser les différentes propositions pour tenter de parvenir à une plate-forme unifiée et une feuille de route devant être présentée lors de la conférence nationale».
Des rencontres qui ont donné lieu à un compromis autour des questions capitales, à savoir la période de transition, le gouvernement de transition, les libertés publiques etc. Après cette conférence, le collectif va élargir ses concertations à la société civile et à la classe politique. Cette démarche va-t-elle intéresser le pouvoir ? Attendons pour voir!

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