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Après la Conférence nationale de la société civile

Le projet de consensus en discussion

Le collectif des dynamiques se réunira demain pour arrêter les actions à entreprendre.

Une démarche logique et structurée. Le collectif des dynamiques de la société civile trace son chemin. Après la Conférence nationale tenue samedi, elle se réunira demain pour faire le constat et arrêter son agenda. «Nous allons nous réunir ce mardi pour faire le bilan de la conférence et tracer le programme des contacts à entreprendre avec la société civile et la classe politique», a affirmé Arrar représentant du Forum de la société civile. Invité conjointement avec le représentant de la coordination des syndicats, Meziane Meriane, au forum d’El Moudjahid, les deux hommes sont revenus sur la démarche de la société civile qui vise à mettre fin à l’impasse politique à travers la traduction des revendications du mouvement populaire en des propositions. Selon Arrar, le collectif va axer son travail prochainement sur la sensibilisation de la plate- forme consensuelle auprès de la société civile et du Hirak et tous les partenaires politiques. « Nous allons faire-part de nos propositions à toutes les parties y compris le pouvoir central», a assuré Arrar. Tout en admettant que la dialogue avec la classe politique ne sera pas facile pour aboutir à un consensus, les acteurs de la société civile restent optimistes. «Cette initiative ne porte aucune couleur politique, elle est indépendante, son objectif c’est d’arriver à un compromis autour des mécanismes de sortie de crise», a expliqué Meriane qui rappelle qu’un travail profond et un long débat à été mené au sein du collectif pour arriver à établir la feuille de route adoptée le samedi. Pour lui, beaucoup reste à faire pour arriver au bout du tunnel. «La Conférence nationale tenue samedi n’est qu’une première étape d’un long processus», intervient Arrar qui précise que ce projet traduit la rupture avec le système comme le réclame la rue. Le collectif des dynamiques de la société civile appelle le pouvoir à faire preuve de bonne volonté. «La rue et le pouvoir sont sur des démarches diamétralement opposées», avertit le représentant de la coordination des syndicats, Meziane Meriane. Selon Meziane Meriane, le pouvoir doit donner des gages et faire preuve de bonne volonté pour ouvrir les portes pour un dialogue sérieux. «Le pouvoir doit avoir la volonté d’accompagner les aspirations du peuple à un changement et non pas de s’entêter à maintenir le système», a-t-il soutenu en précisant que l’absence de volonté peut compliquer davantage la crise. Meriane souhaite qu’il y ait un règlement de la crise politique au même rythme que la justice.
Le collectif rejette tout dialogue dans les conditions actuelles. «On ne peut pas aller vers un dialogue sans la libération des détenus politiques et l’autorisation des marches et des regroupements», a soutenu de son côté Arrar.
L’initiative du collectif de la société civile a le mérite de présenter une démarche structurée et consensuelle sur les mécanismes de sortie de crise. Il propose d’abord la préparation des conditions préalables pour revenir au processus électoral, à savoir une personnalité historique ou politique pour mener le dialogue et un gouvernement de transition composé de compétences. Le collectif reste déterminé à mener jusqu’au bout son projet. « Il y a des forces qui veulent affaiblir toute initiative de regroupement», a confié Arrar.

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