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Au lendemain de la convocation du corps électoral

Le référendum entre dans sa phase active

Le peuple a «dessiné» sa propre vision de son Algérie moderne. Il a écrit, dans la rue, sa Constitution.

L'acte deux du processus politique censé «inaugurer» la nouvelle République a été lancé avant-hier, à travers la signature par le chef de l'Etat du décret présidentiel portant convocation du corps électoral. Une nouvelle phase du processus référendaire s'ouvre donc et le ministre de la Communication qui s'est attelé à mettre en musique les différents intervenants, en sera l'un des chefs d'orchestre. En effet, toute l'armada médiatique nationale sera mise au service de la campagne de sensibilisation et d'explication qui durera le laps de temps qui nous sépare de la date du référendum.
Le président de la République a, faut-il le constater, tenu toutes les promesses qu'il avait faites aux Algériens concernant la révision de la Constitution. De la mise en place du Comité d'experts missionnés pour la confection de l'avant-projet de Constitution, au débat que la mouture a suscité, jusqu'à la convocation du corps électoral, en passant par les quelque 5 000 propositions de la scène politique, la société civile et les personnalités nationale, le chef de l'Etat s'est tenu à l'écart et laissé le processus de «maturation» se faire, sans la moindre intervention de l'Exécutif.
À l'exception des sept principes contenus dans la feuille de mission du Comité d'experts qui font consensus et qui, faut-il le rappeler, figuraient également dans son discours électoral, Abdelmadjid Tebboune n'a en aucune manière influencé le cours des débats, ni fait savoir d'une manière ou d'une autre sa préférence pour telle ou telle autre attitude du personnel politique qui s'est exprimé ces derniers mois. Lors des entretiens qu'il avait accordés à la presse, l'on n'a pas senti une quelconque volonté de faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Ce sont là, autant de vérités facilement vérifiables et qui mettent en évidence une volonté sincère de favoriser le consensus dans l'élaboration d'un Loi fondamentale censée organiser la vie politique, sociale, économique et culturelle de la nation sur plusieurs décennies.
Si aucune Constitution passée n'avait résisté aux crises traversées par le pays, c'est précisément en raison d'une tendance de certains courants politiques et, disons-le, d'hommes politiques, à vouloir «tirer la couverture vers eux». On se souvient que la Constitution de 76 n'avait survécu à Boumediene qu'un peu plus de 10 ans.
De même que celle qui a suivi, qui a très vite connu ses limites et engendré la Constitution de 1996, vite «amputée» de dispositions majeures en 2008, donnant une Loi fondamentale sans «teint», corrigée en 2016, mais sans aller au fond de la problématique. Avant même son entrée en vigueur dans son entièreté, cette Constitution a buté sur une simple question de compétence physique pour l'exercice du pouvoir.
Le peuple a dit «basta!» un certain 22 février 2019. Il a retourné la table sur une classe politique incapable de concevoir le consensus, comme base de départ de la gouvernance.
à voir le projet proposé à référendum, l'on est amené à penser que le consensus en question a été d'abord le fait du peuple. Celui-ci a arraché son droit à la manifestation pacifique, mis fin à la présidence à vie, ouvert la voie aux procès pour corruption, démontré que le régionalisme n'avait pas de place et gardé une place de choix à la femme lors de son expression plurielle...
Bref, le peuple a «dessiné» sa propre vision de son Algérie moderne. Il a écrit, dans la rue, sa Constitution. Celle qui lui est proposée, depuis avant-hier, reprend, un à un, tous les acquis du Mouvement populaire pour en faire des articles immuables et très proches des aspirations qu'il a exprimées des mois durant, à battre le pavé des grandes et des petites villes de la République.
Il va de soi qu'à partir d'aujourd'hui, les commentaires sur l'utilité de la nouvelle Constitution, la manière dont elle a été proposée à la consultation populaire, certains articles précis et autres principes censés être fondateurs de la personnalité nationale, fuseront de partout.
Un débat référendaire ne peut pas faire l'économie des contradictions d'opinions, de «petites poussées de fièvre idéologique», mais dans tous les cas, il est nécessaire de faire valoir la parole censée et s'éloigner des thèses idiotes. Car, dans le lot, il y aura certainement des énergumènes qui voudront chahuter le débat. Il n'est pas besoin de les citer, ils sont connus des Algériens et officient à partir de l'étranger. C'est dire toute l'importance stratégique d'une campagne d'explication qui met en avant l'intérêt du pays et des Algériens.

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