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Les transports et le tourisme gravement affectés par la crise sanitaire

Les «grands brûlés» du Covid-19

Grandes victimes du Covid-19, les transporteurs et les professionnels du tourisme sont les premiers touchés et les derniers à s'en sortir.

Très fortement impactés par la pandémie du Covid-19, les secteurs du tourisme et des transports traversent une crise sans précédent dans l'histoire de l'Algérie indépendante. En effet, jamais dans les annales de ces deux secteurs, il y a eu une interruption d'activité aussi longue dans le temps. Plus de 8 mois d'arrêt obligatoire revient à dire que les grandes entreprises publiques de transport de voyageurs, à l'image d'Air Algérie, la Sntf, la Sntmv et l'Entreprise du métro d'Alger, n'ont perçu aucun centime de recette. Cet important manque de revenu qui, avant la pandémie, permettait aux entreprises de faire face aux dépenses salariales, malgré les déficits enregistrés, à partir de mars dernier, les compagnies publiques continuent à débourser dans l'entretien des équipements presque autant qu'en pleine activité, sans aucune contrepartie financière. Les déficits déjà importants deviennent, au fil des mois, abyssaux, car, en plus des dépenses d'entretien, toutes ces entreprises rémunèrent leurs employés, puisque aucun plan social ou de départ volontaire n'a été initié. D'ailleurs, pour Air Algérie, l'E. Métro d'Alger et la Sntf, le personnel versé dans l'entretien n'a pas cessé ses activités. C'est dire que la situation est catastrophique et nécessite une intervention directe de l'Etat pour l'effacement des dettes, pour permettre au secteur des transports de se remettre de cette crise qui lui a été imposée. Si l'Etat peut intervenir pour sauver les entreprises publiques et les emplois qui vont avec, il n'est objectivement pas tenu de faire de même avec les dizaines de milliers de petites et moyennes entreprises, voire les très petites entreprises, qui exercent dans le tourisme. En effet tout comme les transports, ce secteur a reçu la vague pandémique en pleine figure. Les hôtels, les agences de voyages et les complexes touristiques ont cessé toute activité avec les premières mesures de prévention contre la maladie. Depuis, les professionnels du secteur attendent désespérément une issue à leur calvaire. La saison estivale a été le plus grand flop de l'histoire du tourisme national. Aucune infrastructure, confinement oblige, n'a activé. Jusqu'à aujourd'hui, où la saison est censée être bien engagée dans le sud du pays, les professionnels du tourisme saharien ont perdu le peu d'activité qui les faisait vivre. Pas de touristes étrangers et même pas de compatriotes, le plus grand désert du monde est désespérément vide. Et il le restera encore toute cette saison, puisque l'actualité du Covid-19 révèle une persistance de la maladie, bien après le mois de janvier 2021. Il faut dire qu'aucune autre profession n'a autant souffert que les transports et le tourisme. Dans ce drame que vivent des centaines de milliers de familles algériennes, on retiendra le calvaire des petites entreprises privées de transport inter-wilaya. Des dizaines de milliers de travailleurs, sans aucune ressource depuis le mois de mars dernier. Il y a eu les aides de l'Etat, mais aux dires des concernés eux-mêmes, cela n'a pas représenté grand-chose. Le même constat est valable pour les centaines de milliers de professionnels du tourisme qui ont perdu leurs emplois et savent que leur destin est intimement lié à la pandémie. Tous les travailleurs des secteurs des transports et du tourisme savent que l'Etat n'ouvrira pas les frontières, en raison de la situation épidémique qui sévit en Europe et au Maghreb. Ils savent aussi qu'un décloisonnement des wilayas n'est pas dans l'agenda des pouvoirs publics. Ils sont donc condamnés à attendre la fin de la crise sanitaire pour espérer reprendre leurs activités. Le coup est d'autant plus dur que le drame que vivent ces centaines de milliers d'Algériens ne fait, en réalité, que commencer. À supposer que la pandémie se résorbe au printemps prochain, comme le prédisent certains experts, beaucoup de ces travailleurs devront affronter une dure réalité. Toutes les entreprises de transport ne reprendront pas. Des milliers d'hôtels seront mis en vente, pour la simple raison que leurs propriétaires ne disposeront pas des finances nécessaires pour relancer l'activité. L'Etat peut certes, intervenir et aider à la relance des deux secteurs, mais il faut bien se rendre à l'évidence qu'aucune bonne volonté au monde ne saurait éviter des faillites déjà annoncées et les drames qui les sous-tendent. C'est dire que les transporteurs et les professionnels du tourisme sont les premiers touchés et les derniers à s'en sortir.

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