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Alors que la société civile intensifie ses activités

Les partis sont hors champ

Contrairement à eux, la société civile ne rate pas son temps et s’organise mieux.

Ils sont à côté de la plaque. Les partis politiques brillent par leur incapacité à dégager un consensus. Toutes les tentatives menées, jusque- là pour trouver une issue à la crise ont été vouées à l’échec. Depuis le début du mouvement populaire, ils s’amusent à se concerter tout en s’accrochant à leur propre initiative.
Les acteurs de la scène politiques refusent de faire des concessions pour dégager un consensus autour d’un projet de sortie de crise. Alors que la conjoncture s’y prête sérieusement pour frapper fort et s’imposer comme une véritable force de proposition, l’opposition risque de rater son destin. Ayant longtemps critiqué le système et appelé à son départ, celle-ci doit saisir cette chance pour traduire ses aspirations sur le terrain. Or, ce n’est pas le cas malheureusement. Minés par les calculs restreints et les ambitions de leadership, les partis de l’opposition se
retrouvent encore une fois divisés. Pourtant, ils partagent tous les mêmes principes et plaident pour le même objectif, mais en vain. Contrairement à eux, la société civile ne rate pas son temps et s’organise mieux.
Les représentants de la société civile multiplient leurs contacts et concertations. Malgré les divergences et les clivages, ils n’abandonnent pas leur projet.
Le collectif des dynamiques de la société civile pour un changement pacifique, qui regroupe plus de 75 organisations et syndicats, a réussi son coup en réunissant tout ce beau monde autour d’une table. Des réunions et des concertations sont multipliées au quotidien.
La conférence nationale de la société civile prévue le 15 juin prochain est un grand pas. Elle constitue une première étape du consensus entre les différents syndicats et les associations. Son objectif vise à dégager une plate-forme qui sera la feuille de route pour une sortie de crise.
La société civile, qui veut jouer un rôle incontournable dans le règlement de la crise politique qui secoue le pays, ne s’attarde pas sur les divergences. Bien au contraire, elle tente de rapprocher davantage les points de vue des uns et des autres à travers le dialogue. Preuve en est, la réunion de samedi dernier n’a pas pu aboutir à asseoir une plate-forme consensuelle, mais le collectif ne désespère pas.
Les représentants des syndicats et des organisations se sont entendus pour la tenue d’une autre réunion au courant de cette semaine pour tenter d’arriver à unifier leurs propositions. La réunion de samedi dernier était la quatrième du genre depuis le début du Hirak. Conscient des enjeux et des défis de la conjoncture actuelle et malgré les divergences, le collectif intensifie ses concertations avant le rendez-vous de samedi dans l’espoir de dégager un accord. Cette démarche semble être efficace vu que le collectif n’a pas enregistré des retraits de syndicat ou d’association.
«L’avant-projet de la feuille de route à été largement discuté et débattu en commission de travail regroupant les trois dynamiques, à savoir notre Collectif, la Confédération des syndicats et le Forum civil.
Les participants ont choisi de garder la réunion ouverte, pour se donner plus de temps en vue de rapprocher encore les points de vue autour de la transition, des instances de transition…», a assuré Saïd Salhi, vice-président de la Laadh dans une déclaration à TSA. Selon lui, lors de la prochaine réunion il sera question de consolider les points de convergence et de rapprocher au maximum les divergences et les différents points de vue pour aller à la conférence avec un projet bien défini. 

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