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Conférence nationale du 17 août

Les universitaires en première ligne

La rencontre du 17 août sera l’occasion pour déterminer les priorités du mouvement estudiantin, mais aussi un temps d’arrêt pour faire le bilan de leur action.

Le mouvement estudiantin est en train de faire sa mue et s’adapter aux nouvelles exigences du changement qui caractérise le pays après l’élan historique du Mouvement populaire du 22 février.
Comme toutes les organisations de la société civile et le mouvement syndical autonome, le mouvement estudiantin qui a fait preuve d’une mobilisation historique depuis le déclenchement du Mouvement populaire, fait un saut qualitatif dans ladite mobilisation en se structurant à travers des forums et des pôles à caractère estudiantin. Les mardis de la mobilisation estudiantine se sont soldés par la cristallisation d’une coordination qui s’attellera à préparer une conférence nationale le 17 août de l’année en cours dans la perspective d’étudier les formes d’organisation idoines et les moyens les plus efficaces pour maintenir l’élan de la mobilisation et se proposer comme un instrument fiable et représentatif dans le cadre des solutions politiques et civiles qui ornent la scène politique nationale.
Dans ce registre, deux organisations estudiantines ont pris la responsabilité d’organiser une conférence nationale, à savoir le Forum des étudiants et le Pôle des étudiants algériens et d’autres étudiants indépendants comme cela est expliqué dans le communiqué.
C’est la première fois depuis des décennies que le mouvement estudiantin n’a pas pris des mesures aussi importantes dans la perspective de se doter de nouvelles structures représentatives et qui reflètent réellement les mutations et les changements que connaît le pays. A ce propos, les initiateurs de ces mesures soulignent que «la conférence aura pour but d’unir et de renforcer les liens entre les étudiants afin de devenir une réelle force de proposition», ont-ils précisé.
Les tenants et les aboutissants de la conférence nationale des étudiants consistent en l’échange de débat autour de la crise qui ronge le pays et de s’atteler à trouver des solutions à ladite crise. Il faut rappeler que le Pôle des étudiants algériens a été créé dans le feu de la mobilisation du Mouvement populaire du 22 février, depuis, les étudiants n’ont pas manqué d’intensifier la mobilisation en se démarquant en tant que entité corporatiste à manifester chaque mardi pour apporter de la force et de l’élan au Mouvement populaire dans la perspective du changement du système et tous ses symboles.
La même chose pour le Forum des étudiants qui va dans le même sillage du Pôle en créant une espèce de coalition estudiantine dans le but de coordonner le travail et maintenir la concertation pour favoriser l’issue du changement politique. Sur cette question, le Forum indique que «étant donné que la situation politique est totalement bloquée, nous allons proposer une feuille de route commune pour essayer de sortir de cette crise», a précisé le porte-parole du Pôle des étudiants algériens.
C’est dire que les étudiants sont conscients des enjeux de la situation politique à laquelle fait face le pays et les institutions de l’Etat à telle enseigne qu’ils s’impliquent mordicus dans le débat et l’élaboration d’une feuille de route susceptible d’apporter sa contribution dans le sens de la solution et l’issue salvatrice à la crise qui taraude le pays dans l’ensemble.
Dans ce sens, les représentants du Pôle soulignent que «le Pôle a proposé deux feuilles de route, une avec le maintien de Bensalah et l’autre sans le chef de l’Etat intérimaire. On n’a pas enregistré de majorité écrasante ni pour l’une ni pour l’autre, mais la tendance forte est en faveur d’une feuille de route pour une sortie de crise sans Abdelkader Bensalah», ont-ils signalé.
La rencontre du 17 août sera l’occasion pour déterminer les priorités du mouvement estudiantin, mais aussi un temps d’arrêt pour faire le bilan de l’action estudiantine depuis l’émergence du Mouvement populaire à nos jours pour pouvoir énumérer de nouvelles démarches susceptibles de maintenir la mobilisation des étudiants et créer de nouvelles formes organisationnelles estudiantines pour s’occuper réellement des revendications des étudiants au plan pédagogique ou au plan de sa réhabilitation en tant que force tranquille, consciente et agissante.

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