{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

«Personne n’échappera à la justice»

Ce changement de ton du chef d’état-major est-il annonciateur d’autres arrestations ?

Virulent. Brûlant même. Le discours prononcé, hier, par Ahmed Gaïd Salah sonne comme un ultime avertissement à l’encontre de ceux qu’il considère comme «traîtres à la nation» car attentant à «l’intérêt suprême de l’Algérie» et agissant «contre l’avenir du peuple et le destin de la patrie». Après cette première mise en garde à l’égard de ceux «qui répugnent le bon déroulement de ce processus constitutionnel judicieux, à l’instar des slogans mensongers, aux intentions et objectifs démasqués comme réclamer un Etat civil et non militaire (…)», le chef d’état-major va s’attaquer aux corrompus qui ont dilapidé les richesses du pays. Il commence par affirmer que la corruption «est une autre forme de colonialisme, car elle infeste les esprits et les pensées, qui frappent les consciences colonisables». Reprenant le terme de «bande» qu’il avait souvent utilisé, dans ses discours pour dénoncer les agissements du frère de l’ex-président de la République et des deux ex-chefs du département du renseignement général, arrêtés et mis en détention à la prison militaire, le chef des forces armées a soutenu, hier, que c’est cette même bande «dont les abjections inavouées ont été démasquées» qui «possède encore des inféodés et des mandataires dans la société». Satisfait du travail mené par la justice, Gaïd Salah soutient que « la poursuite de l’assainissement du pays, de ce dangereux fléau est une mission que l’Armée nationale populaire s’honore aujourd’hui d’entreprendre en compagnie de la justice et d’offrir toutes les garanties à même d’exécuter cette noble mission nationale ». Et d’ajouter «c’est dans le talion que vous préserverez la vie» ! Il semble clair que le vice-ministre de la Défense nationale considère que le châtiment doit s’appliquer à tous ceux qui ont «fauté» et qu’il n’y aura aucune indulgence. Ahmed Gaïd Salah promet qu’il sera sévère et que quiconque, comme il le dira dans son discours, «a l’audace d’attenter à l’Algérie, à l’avenir de son peuple et la pérennité de son Etat, ne pourra échapper à la sanction et la justice s’occupera de lui tôt ou tard. C’est là le dernier avertissement à l’égard de tous ceux qui marchandent avec l’avenir de la patrie et de son intérêt suprême». En précisant qu’il s’agit là du «dernier» avertissement, Ahmed Gaïd Salah semble déterminé à «frapper» fort car « il est grandement temps d’avoir une vision rigoureuse fondée sur la protection de l’intérêt suprême de l’Algérie ». Il faut dire que ce changement de ton du chef d’état-major est annonciateur d’autres arrestations. Ahmed Gaïd Salah qui a rappelé que les intérêts suprêmes du pays confèrent à l’ANP la légitimité d’agir, n’usera plus de paroles, mais d’actes contre tous ceux qui ne prendront pas au sérieux ses mises en garde. « Cette mise en garde nous est dictée par la quintessence même des prérogatives qui nous sont dévolues et ce que requiert la nature des nobles missions sensibles, que l’ANP a l’honneur d’en porter le fardeau. Ces missions vitales considèrent la sauvegarde de la souveraineté nationale et la préservation de l’intégrité territoriale et l’unité populaire de l’Algérie, ainsi que la pérennité de sa sécurité et sa stabilité, comme étant sa pierre angulaire», a-t-il souligné. Assurant qu’il ne déviera pas de la mission qu’il s’est assignée et qu’il appartiendra à la justice de statuer sur le cas de ceux qu’il a qualifiés de « traîtres », Ahmed Gaïd Salah fera cependant remarquer que les dispositions qui seront prises par la justice seront certes «équitables», mais aussi «dissuasives et rigoureuses». Enfin, le général ne va pas manquer de soutenir le discours du chef d’Etat intérimaire, Abdelkader Bensalah et d’appuyer notamment le dernier pour insister encore une fois sur la solution constitutionnelle à travers l’élection présidentielle.
Une démarche a-t-il assuré qui « (…)permettra de poursuivre les avancées vers l’instauration des assises d’un Etat de droit (…) ». A bien voir, Ahmed Gaïd Salah n’ a pas dérogé à la règle du militaire. Pour son discours, il a choisi un langage tranchant et rigoureux.

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes édition de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours