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En soutien aux détenus arrêtés lors des manifestations de vendredi

Rassemblement devant le tribunal de Sidi M’hamed

L’angoisse et le désarroi se lisaient sur les visages des familles des détenus.

Plus de 20 détenus ont été présentés devant la chambre d’accusation du tribunal de Sidi M’hamed, dont huit militants du RCD. Ces derniers sont accusés d’avoir porté atteinte à l’unité nationale, à travers le port d’un drapeau étranger. Un rassemblement a été tenu sur les lieux, en guise de solidarité avec les détenus. Des chefs de partis politiques, à l’instar de Zoubida Assoul, du Mouvement Mouattana et Mohcen Belabbas ainsi que des députés, des élus locaux et même des représentants de la société civile qui se sont déplacés pour exprimer leur solidarité avec les familles des détenus. «Libérez les détenus, non à une justice de vengeance, non à une justice sélective, nous réclamons une justice des lois», scandaient à tue-tête les manifestants.
L’angoisse et le désarroi se lisaient sur les visages des familles des détenus. «Nous espérons qu’ils seront libérés qu’ils ne seront pas mis sous mandat de dépôt, j’ai peur pour ma sœur Samira», avoue la sœur de la militante du RCD, qui a été interpellée vendredi dernier. «Nous étions ensemble le vendredi devant le siège du parti, ma sœur portait le drapeau amazigh et moi le drapeau national quand des agents civils l’ont interceptée et l’ont embarquée dans le fourgon de force», raconte Fadila, venue s’enquérir des nouvelles de sa frangine. «Ya lil âre ya lil âre adala be’tilifoune» (Quelle honte, justice du téléphone), «Adala bel awamer» (Justice aux ordres), Libérez les innocents, libérez Bouregaâ» criaient les manifestants, pour faire entendre leurs voix aux magistrats. Plusieurs responsables politiques ont exprimé leur solidarité et ont dénoncé cette justice arbitraire. «Je suis ici pour apporter ma solidarité aux détenus. Ce sont des citoyens qui n’ont fait que s’exprimer pacifiquement et rien ne peut justifier leur arrestation», a affirmé Nadia Chouitem membre de la direction du PT. Ex-députée d’Alger, Chouitem précise que l’arrestation de Louisa Hanoune était un tournant et cela se confirme avec la suite des événements.
Elle a qualifié l’arrestation de Lakhdar Bouregaâ de gravissime. Khaled Tazaghart, ancien député, estime que l’arrestation de Bouregaâ est une provocation de trop. « Nous sommes à la veille du 5 Juillet et on assiste à l’arrestation de l’un des symboles de la révolution Lakhdar Bouregaâ», a-t-il dénoncé, tout en appelant à la libération en urgence de tous les détenus, avant d’ajouter : « Le chef d’état-major a encore du temps devant lui pour régler cette situation en répondant aux revendications du Mouvement populaire». Dimanche dernier, 19 manifestants arrêtés dans les marches ont été présentés devant les juges et placés sous mandat de dépôt.

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