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Le mandat de la Minurso expire fin octobre 2019

Sahara occidental : Un conflit dans l’impasse

Les pourparlers de paix entre Marocains et Sahraouis ont subi un net coup d’arrêt depuis la démission de l’envoyé spécial de l’ONU, Horst Köhler, en mai 2019.

Le conflit du Sahara occidental a donné l’impression d’être tombé dans l’oubli ces derniers mois après avoir occupé le devant de la scène. Le mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) qui expire le 31 octobre 2019 lui offre l’opportunité de revenir sous les feux de la rampe. Le Conseil de sécurité devra voter une nouvelle résolution. Mis en marge de l’actualité depuis la démission de l’envoyé spécial de l’ONU, Horst Köhler, en mai 2019, les pourparlers de paix entre Marocains et Sahraouis ont subi un net coup d’arrêt. Comme ses prédécesseurs, le représentant personnel du SG de l’Organisation des Nations unies est parti sans avoir trouvé une solution au conflit du Sahara occidental. Il faut souligner que l’émissaire onusien a pu compter sur un soutien sans faille de la part de l’Algérie, en sa qualité d’Etat voisin, pour relancer des négociations directes entre les deux parties au conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario, à l’arrêt depuis 2012. Nommé en janvier 2009 Christopher Ross, son prédécesseur, avait réussi à organiser neuf rounds de pourparlers informels dont le dernier s’est tenu entre les 11 et 13 mars 2012 aux Etats-Unis, à Greentree, Long Island, près de New York. Sans progrès notoire. L’ancien président allemand lui succéda le 16 août 2017 dans des conditions difficiles. Le souverain marocain avait décidé d’expulser la majorité des membres de la Minurso après que, l’ex-SG de l’ONU Ban Ki-moon eut qualifié la présence marocaine au Sahara occidental d’« occupation » lors de la visite qu’il avait effectuée au mois de mars 2016 dans les camps de réfugiés sahraouis.
L’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental avait de surcroît à composer avec l’héritier de Hassan II qui nie au peuple sahraoui tout droit à l’autodétermination. « Aucun règlement de l’affaire du Sahara n’est possible en dehors de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara, et en dehors de l’Initiative d’autonomie... », avait déclaré Mohammed VI lors de son discours prononcé le 6 novembre 2017 à l’occasion de la célébration du 42ème anniversaire de l’annexion du Sahara occidental. Des écueils qui ne l’empêcheront pas de réussir à mettre autour d’une même table marocains et sahraouis, malgré un profil qui ne faisait pas de lui un favori pour une mission aussi délicate. Spécialiste des questions économiques et financières, au contraire de ses trois derniers prédécesseurs, les Américains James Baker, Christopher Ross et le Hollandais Peter Van Valsum, qui furent des diplomates chevronnés, il allait faire la démonstration qu’il avait plus d’une corde à son arc. Horst Köhler réussira à organiser une première table ronde qui s’était tenue les 4 et 5 décembre 2018 à Genève. Elle avait laissé entrevoir une lueur d’espoir pour voir enfin des négociations directes s’instaurer entre le Maroc et le Front Polisario après un silence qui aura duré près de 9 ans. Il enchaînera avec un autre round qui a eu lieu les 21 et 22 mars au même endroit. Une troisième rencontre était programmée dans les prochains mois. Horst Kohler ne la pilotera pas. Sa démission « surprise » pour « raison de santé » plonge à nouveau le conflit du Sahara occidental dans l’incertitude. La balle est désormais dans le camp du SG de l’ONU. Qui succédera à Horst Köhler ? Antonio Guterres vraisemblablement n’a pas encore mis la main sur «l’oiseau rare».

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