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La tenue de la plénière empêchée

Scène spectaculaire à l’APN

Des voix se sont élevées pour demander carrément la dissolution de l’APN.

C’est la pagaille totale. L’Assemblée populaire nationale est encore une fois prise en otage. La plénière prévue, hier, pour la validation de la qualité de membres des 13 nouveaux députés a été annulée. Motif : les adversaires du président de l’APN ont fait une démonstration de force en occupant les accès de l’hémicycle. Les hommes du secrétaire général du FLN qui veulent coûte que coûte chasser le président de l’APN ont tout fait pour interrompre le travail de l’Assemblée. « Après le cadenas, on se retrouve avec d’autres moyens de putsch», déplore un député du FLN qui qualifie ce scénario d’inadmissible. Les élus ont eu droit à un autre spectacle. Des chaises ont été enlevées du perchoir ainsi que le micro pour empêcher à tout prix la tenue de la plénière. Un véritable précédent dans l’histoire du Parlement. Désormais, le parti majoritaire qui fait la pluie et le beau temps se permet à tout moment de déstabiliser l’institution de l’Etat. Après le feuilleton de Bouhadja, le FLN renoue avec les complots pour chasser de nouveau le président de l’APN sous prétexte de soutien au Mouvement populaire. Le Parlement se retrouve sérieusement divisé entre partisans de ce coup d’Etat scientifique et opposants. «Il y a une secte qui appartient malheureusement au FLN et qui excelle dans l’opportunisme politique, qui tente d’induire en erreur l’opinion publique et de déstabiliser l’institution parlementaire en cultivant la culture de la fitna au sein des députés», dénoncent les députés solidaires avec le président de l’APN. Dans un communiqué rendu public hier et signé par 80 députés du parti majoritaire, soit la moitié du groupe parlementaire qui compte en tout 166 élus, les députés se désengagent de cette action qui nuit encore une fois à l’image de l’Assemblée. « Nous appelons l’ensemble des députés à dépasser ces malentendus pour servir l’intérêt du pays et faire face à tous ceux qui tentent de semer la fitna», soutiennent les élus proches de Mouad. Hier, l’Assemblée populaire nationale a connu une ambiance électrique. Les opposants au président de l’APN ont créé un climat d’incertitude en empêchant la tenue de la séance plénière. Des voix se sont élevées pour demander carrément la dissolution de l’APN. Le député indépendant, Boutheldji, de Mostaganem, soutient cette thèse. «Nous sommes tout à fait favorables à une dissolution de l’institution qui devient un jeu entre les mains de certains partis», a-t-il martelé avant de s’interroger par la suite : « Que fait ce Parlement d’efficace pour la société ?». Ce député n’est pas le seul. Des députés du FLN partagent cette revendication. « Nous sommes arrivés à un point de non-retour avec le pourrissement, il vaut mieux dissoudre cette Assemblée qui nous fait honte», a affirmé Boualeg Mustapha député du FLN. Les adversaires, de leur côté, estiment que le départ des « B» dont le président de l’APN est une urgence pour répondre à une revendication du Mouvement populaire. Durant des heures, l’institution a été tenue en haleine pour tenter d’arriver à un accord de sortie de crise et décider de la tenue de la plénière. Ce scénario intervient à la veille de la cérémonie de clôture de la session parlementaire qui se déroulera en présence de tout le gouvernement. Les députés qui prétendent soutenir le Hirak vont-ils aller jusqu’au bout en bloquant l’accès au gouvernement Bedoui qui est vivement contesté ? La réponse sera connue ce matin.

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