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Promulgation de la nouvelle loi sur les hydrocarbures

Sonatrach tire la sonnette d’alarme

La compagnie nationale des hydrocarbures a jugé, hier, « urgent » d’adopter la nouvelle loi sur les hydrocarbures pour redynamiser ses activités en partenariat.

C’est un des projets phares qui devait rendre plus attractif le secteur des hydrocarbures. Il a vraisemblablement pris son mal en patience, un peu trop longtemps. Et lorsqu’il s’agit du poumon de l’économie nationale qui, de surcroît assure à lui seul l’essentiel des revenus du pays, l’affaire devient une question vitale pour son avenir. C’est sans doute pour cette raison que Sonatrach a jugé, hier, «urgent» d’adopter la nouvelle loi sur les hydrocarbures pour redynamiser ses activités en partenariat et augmenter leur part de production. «La production d’hydrocarbures en partenariat représente le quart de la production nationale après avoir connu une contribution d’environ 33% en 2007. Ce fléchissement de la production en partenariat intervient dans un contexte ne laissant pas entrevoir de perspectives concrètes de regain d’activités», s’est inquiété la compagnie nationale des hydrocarbures dans un communiqué publié hier. Cet environnement «rend plus que jamais nécessaire et urgent la promulgation d’une nouvelle loi sur les hydrocarbures, adaptée au contexte international et à même de faire valoriser par l’Algérie son avantage concurrentiel», indique le document répercuté par une dépêche de l’APS. Et c’est chiffres à l’appui que Sonatrach démontre que le recours au partenariat constitue pour le pays un choix «stratégique» qui cible le partage des risques liés à l’activité exploration et le bénéfice des apports technologique et financier nécessaires à la relance de l’activité des hydrocarbures. La loi 86-14 a permis de conclure 83 contrats entre 1987 et 2005 rappelle la compagnie pétrolière. Sur ces 83 contrats, 47 contrats ont été conclus à travers la négociation directe avec les compagnies pétrolières internationales (IOC) et 36 contrats ont été attribués dans le cadre des appels à la concurrence lancés entre 2000 et 2005, précise la même source. «Les découvertes enregistrées depuis 1990 traduisent de manière plus concrète l’apport du partenariat sous l’effet d’une loi aux effets incitatifs avérés et une forme contractuelle privilégiant le rôle actif de la NOC (Sonatrach). L’effet produit a été de faire passer les réserves récupérables restantes du pays de 3,47 milliards de TEP en 1989 à un niveau de 5,12 milliards TEP en 1999», est-il noté dans le document. Les découvertes réalisées sont le fruit d’un effort d’investissement colossal supporté «en totalité» par les partenaires étrangers. Les montants engagés durant la période 1986- 2015 s’élèvent à 9.961 millions de dollars avec des pics observés en 1997 et 2007 de, respectivement, 636 et 1083 millions, relève encore la même source. Cela démontre à quel point l’option du partenariat est précieuse. Il serait donc suicidaire de courir le risque de s’en priver à cause d’une loi que l’on donnait pour ficelée et qui a mis un retard considérable pour voir le jour. Sphère clé de l’économie nationale, le secteur des hydrocarbures représente l’essentiel des exportations du pays et de ses recettes en devises. La concurrence y est rude. Il faut donc jouer des coudes pour s’y faire une place au soleil. L’Algérie ne veut pas rater le coche et ambitionne d’y jouer un rôle de premier plan. Son secteur des hydrocarbures qui porte à bout de bras son économie doit donc se doter d’un «arsenal juridique» de premier ordre qui lui permettra de se placer à l’international. La compagnie nationale des hydrocarbures ne pouvait donc aspirer pénétrer dans la cour des grands et élargir l’éventail de son partenariat sans revoir sa loi. Un texte qui devait être dépoussiéré pour décupler la force de frappe de Sonatrach qui a pour objectif d’intégrer le cercle fermé du gotha des compagnies qui dominent la sphère mondiale de l’énergie. Il devenait donc impératif de jeter du lest, en introduisant beaucoup de «souplesse» à l’effet d’attirer davantage les investisseurs étrangers. Les «correctifs» attendus pour cet été n’ont finalement pas été dévoilés à la période arrêtée, août 2019, la nouvelle loi joue à l’Arlésienne. Sonatrach tire la sonnette d’alarme.

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