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Le phénomène des inondations interpelle

Un hiver à haut risque

A peine le mois de septembre entamé qu’apparaissent déjà des catastrophes naturelles de ce genre.

Centre de gravité des dernières fortes pluies, plusieurs de nos cités se sont retrouvées submergées par les eaux. Les intempéries enregistrées ces derniers jours, et qui se sont abattues tel un déluge sur nos villes, laissent derrière elles un bilan lourd, impliquant d’importants dégâts. Véhicules emportés par les flots, routes coupées, foyers totalement inondés, dégâts matériels, disparition… un scénario catastrophe qui illustre l’étendue du phénomène. Les habitants des wilayas de Skikda, Constantine, Sétif, M’sila, Ghardaïa, Béchar, Jijel…témoigneront de ce calvaire, devenu récursif.
A peine le mois de septembre entamé qu’apparaissent déjà des catastrophes naturelles de ce genre. Dans de pareilles circonstances, il est naturel que des appréhensions quant à la prochaine saison hivernale s’expriment de part et d’autre.
Il est évident que ce fait interpelle aujourd’hui autant qu’il inquiète.
Où résident les failles ? Peut-on accuser tel ou tel autre d’être à l’origine de ces préjudices ? Des questions qu’il est judicieux de se poser au vu du caractère « fréquent » de cette situation. Situation qui n’est pas sans conséquence sur l’économie du pays, car les dégâts matériels ont été évalués à des centaines de milliards. Sans parler des innombrables pertes humaines, qui elles, n’ont pas de prix…
Cela dit, en observant la situation de plus près, il est chose normale que de remettre en question l’efficacité des politiques mises en place à cet effet. Les retombées de ce temps capricieux, donnent ainsi à réfléchir sur le dispositif de prévention contre les risques.
La menace doit à tout prix être prise au sérieux pour éviter le pire à venir. Pis encore, cela nécessite l’application de mesures efficientes non pas uniquement sur le court, mais également sur le long terme. Pourtant, cette problématique a été au centre de nombre d’ateliers de travail, abordant la question de la dotation d’un dispositif solide qui permettrait, et de prévenir et de gérer des débordements liés à des catastrophes de cet acabit. Suivant cette orientation, le gouvernement a de ce fait développé des moyens pouvant éventuellement remédier au phénomène. Mais incontestablement, les défaillances subsistent, pendant que les menaces prennent de l’ampleur.
Pour rappel, dans le cadre juridique, depuis 2004, il existe une loi relative à la prévention des risques majeurs et des catastrophes. A ce titre, au lendemain de chaque catastrophe, les pouvoirs publics annoncent une batterie de mesures et installent des cellules de crise afin de tirer les enseignements et renforcer le dispositif de prévention. L’année dernière, une Conférence nationale sur la gestion des risques de catastrophe a été organisée, suite aux intempéries qui ont affecté plusieurs régions du pays. Elle s’est soldée par l’élaboration d’une stratégie nationale de prévention des risques. En parallèle, le ministère des Ressources en eau avait fait état, en février dernier, de la mise en place d’un réseau national de prévision des inondations à travers la réalisation de plusieurs stations dotées de technologies de pointe au niveau des sites exposés à ce risque. Il a identifié «700 sites à risque d’inondation en Algérie dont la majorité de ces zones était sous contrôle».
Il y a lieu de souligner que le décret exécutif n° 17-317 du 13 Safar 1439 correspondant au 2 novembre 2017 portant organisation de l’administration centrale du ministère des Ressources en eau définit clairement les missions de la direction de l’assainissement et de la protection de l’environnement. Sa mission principale est « d’élaborer et de mettre en œuvre, en concertation avec les structures concernées, toute étude, norme et réglementation liée à la connaissance, l’évaluation, la prévention, à la prévision et à la réduction des risques relatifs aux inondations ». Cette même direction doit veiller au fonctionnement normal des infrastructures et des installations de protection des villes contre les inondations et d’élaborer et de mettre en œuvre, en concertation avec les structures concernées, le programme de mise en place des plans de prévention du risque inondation (Ppri), de suivre et d’évaluer les programmes de protection contre les inondations.
En somme, en dépit d’un arsenal juridique blindé, combiné à des moyens financiers tout aussi conséquents, l’on tire sur le terrain, un constat des plus affolants. Par conséquent, l’opinion publique est aujourd’hui, toute faite sur ce qu’elle qualifie de « négligence ou de laisser aller ». Les réactions des citoyens après les inondations sont les mêmes et elles condamnent systématiquement …les pouvoirs publics. D’autres ont également pointé du doigt l’Office national de météorologie, accusant les services de ne pas être très « précis » dans leurs prévisions. Pourtant, l’ONM a prévenu, quarante-huit heures avant l’émission du BMS, sur sa carte vigilance, les régions qui seront affectées par la pluviométrie. Les services de l’ONM sont chargés d’alerter les citoyens et les pouvoirs publics, mais ils ne peuvent en aucun cas prévoir des inondations de quelque ampleur qu’elles soient. Et bien sûr, les prévisions météorologiques ne relèvent pas d’une science exacte. C’est donc, aux pouvoirs publics de porter la responsabilité dans de telles situations. Une fois le bulletin météo diffusé, les autorités compétentes doivent employer les moyens nécessaires pour anticiper la menace.

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