DRAÂ EL MIZAN ET AÏT AÏSSA MIMOUN

Les villageois sans route ni éclairage

Les habitants de la région nord de Draâ El Mizan réclament le bitumage de leurs routes en état de dégradation. Auprès du chef de daïra, leurs représentants ont étalé la liste des lieux où ces chemins sont devenus quasiment impraticables. La réfection, estiment-ils, est une urgence que les pouvoirs publics devront inscrire dans leur agenda car les populations souffrent le martyre. Les dernières pluies diluviennes ont rajouté à la souffrance des populations en fermant même les issues des villages.
Pour sa part, le responsable sollicité, le chef de daïra, a assuré aux représentants des populations que leurs doléances seront prises en compte dans les plus brefs délais. Le chef de daïra révélait qu´un courrier émanant du responsable de l´urbanisme de sa circonscription faisait état du choix déjà effectué quant à l´entreprise réalisatrice. Les travaux d´assainissement sont en cours et leur réception aura lieu dans les prochaines semaines. Quant aux travaux du réseau d´électricité urbaine, le même responsable assure que les travaux débuteront une fois l´accord signé avec l´entreprise réalisatrice. Enfin, ce dernier estime que la grève des travailleurs de la direction de l´urbanisme a influé sur l´avancement des travaux et que la reprise du travail de ces derniers aidera certainement à accélérer la cadence.
En fait, ce n´est pas uniquement les habitants de ce village de Draâ El Mizan qui réclament le bitumage de la route. A quelque cinquante kilomètres au Nord, les habitants du village Laâzib Ouhadad ont, eux aussi recouru à la fermeture du chemin de wilaya reliant Ouaguenoun à Tizi Ouzou pour réclamer l´amélioration du cadre urbain. Parce que la liste de leurs doléances se trouvant tout de même plus longue, ces derniers ont carrément opté pour la fermeture de cette route pour attirer l´attention des responsables de leur commune.
Leurs représentants, estiment, en effet, que les services concernés ont été destinataires de ces revendications depuis plus d´une année. C´est vraisemblablement cette lenteur dans le traitement des requêtes des citoyens qui engendre les réactions violentes. La fermeture des routes trouve son explication dans le ressentiment qui gronde chez les populations qui se considèrent comme volontairement ignorées. Enfin, il est à noter que le rythme de ces actions a largement baissé ces derniers mois. Beaucoup de responsables locaux ont compris que le dialogue avec les populations est déjà une partie de la solution.