Alger Min 17 °CMax 27 °C
29
Oran Min 17 °CMax 27 °C
33
Constantine Min 12 °CMax 27 °C
33
Adrar Min 23 °CMax 41 °C
3200
Illizi Min 23 °CMax 37 °C
31
Djezzy
Accueil |Régions |

YAKOUREN

La fontaine et la décharge publique

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Les responsables locaux, et particulièrement ceux de la commune de Azazga, se retrouvent pointés du doigt.

La Fontaine fraîche, connue par tous les touristes, se trouve actuellement en difficile cohabitation avec une décharge publique. Des citoyens, soucieux de sauvegarder la pureté de ce lieu idyllique s´élèvent contre la décision d´implanter ce site polluant à moins de 200 m de la fontaine en question. Située au coeur du massif forestier de l´Akfadou, la Fontaine fraîche, autrefois une attirance pour les visiteurs, se retrouve aujourd´hui transformée en décharge pour détritus. Les responsables locaux, et particulièrement ceux de la commune de Azazga, se retrouvent pointés du doigt.
Cette situation n´est pas nouvelle, car la décharge en question a été, par le passé, à l´origine d´un conflit ayant conduit à son déplacement. En effet, après un long combat mené par les citoyens avec l´appui du service des forêts, la commune de Yakouren a consenti à fermer le site litigieux.
Contraintes, par la suite, à chercher un site de remplacement, les autorités de Azazga opteront, en 2007, pour un terrain situé à Ben Hendou. C´était sans compter sur l´opposition des citoyens qui ont fini par dissuader les initiateurs de ce déplacement. Tenue par son activité économique dense et croissante, la commune de Azazga sollicitera les services des forêts pour une solution urgente.
Après de rudes négociations, ces derniers accepteront les doléances des élus mais avec d´intransigeantes conditions. En effet, les services des forêts exigeront que le site de la Fontaine fraîche ne soit utilisé que pour une durée de dix jours. Depuis, les élus de la commune de Azazga ignorent ces accords. La décharge publique continue de polluer l´environnement immédiat de ce site naturel.
Les maintes et vives protestations des riverains et des citoyens soucieux de préserver le lieu, ne semblent pas faire réagir les concernés.
La pollution causée par cette décharge ne nuit pas qu´à la Fontaine fraîche et au lieudit Amthik Naït Aïssi qui l´accueille. C´est également, une source de désagréments pour les villages riverains. Les citoyens d´El Hadjadj, localité riveraine, craignent, au demeurant pour leur santé. Il y a urgence à trouver une solution définitive. Pour cela, les élus locaux devront, de l´avis des connaisseurs en la matière, travailler en collaboration avec les autres communes limitrophes.
L´expérience des cinq communes de la Kabylie maritime est édifiante. Dans un passé récent, les élus de Ouaguenoun, Boudjima, Makouda, Tigzirt et Aït Aïssa Mimoun se sont regroupés dans une même démarche pour trouver un site commun. Ils le trouveront à Boudjima, mais non sans difficultés. Toutefois, des démarches collectives de ce genre permettront, sans nul doute, de trouver des solutions durables et efficaces. Il est connu que les conséquences de la mauvaise gestion des problèmes liés à l´environnement, n´apparaissent que beaucoup plus tard. C´est pourquoi, le développement économique local devra prendre en compte la préservation de l´écosystème. C´est ce qui est appelé dans l´économie moderne: le développement durable.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha
  • Envoyer par email à un ami Envoyer par email à un ami
  • Version imprimable Version imprimable