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AÏN BESSEM

Le marché couvert à l’abandon

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Le marché couvert du chef-lieu de la daïra de Aïn Bessem offre une image hideuse. Le lieu occupé par une trentaine de commerçants se caractérise par les odeurs et la saleté qui y dominent. Même si l´abattage des volailles est strictement interdit, dans deux box situés à l´extrémité de ce marché, des citoyens achètent des poulets vifs que le commerçant égorge sur place. Des odeurs insupportables se dégagent du lieu.
Devant l´entrée et en plein rue, la sardine est encore en vente à 16 heures. S´agissant des prix et malgré la disponibilité de la pomme de terre locale, ce tubercule est cédé à 50 DA le kilogramme, prix affiché à Bouira, qui a la triste réputation d´être une ville chère. Les défauts d´affichage des prix, une obligation réglementaire, sont légion.
Comme partout, les vendeurs s´arrangent toujours pour exposer au-devant des étals des produits de qualité. Dès que vous commandez, c´est le produit mis à l´arrière qui est pesé et souvent de moindre qualité. En ce mois de Ramadhan, le marché déborde sur les ruelles le jouxtant, d´où une difficulté de se déplacer, surtout aux moments de la prière, parce qu´une mosquée donne sur la rue piétonnière que les vendeurs envahissent à partir de 13 heures.
Toutes ces infractions incombent aux responsables locaux, qui, selon des personnes rencontrées sur place, ne se soucient point de cette situation. Le sang des poulets est un danger pour la santé publique. Les détritus, les saletés, sont un foyer favorable à l´émergence d´épidémies et maladies diverses.
Les commerçants installés tout le long de la voie, qui s´acquittent de leurs obligations fiscales, dénoncent une concurrence déloyale. «Beaucoup de personnes activant dans le commerce informel cassent les prix, ce qui équivaut à une perte sèche pour nous», soutient un commerçant de vêtements.
L´état des lieux est identique à la situation qui prévaut sur le marché de Bouira, même si au chef-lieu, l´abattage clandestin, grâce à la présence répétée des brigades des différentes directions en charge de la réglementation et de la protection du citoyen, a fini par disparaître.

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