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Oran

80% des stations-service bafouent la loi

Ces opérateurs participent activement à la faillite du Trésor public.

Des propriétaires des stations-service sont constitués en bandes de frondeurs en ne se soumettant pas à la réglementation les sommant de moderniser leurs offres, tout en mettant, à l’intérieur de leurs entreprises, toutes les commodités nécessaires. Ces dispositions, fixées par la loi, sont appuyées par une note exécutoire paraphée l’année dernière par la wilaya, conviant ces investisseurs à mettre en place toutes ces commodités, à commencer par la prise en compte des normes d’hygiène et de sécurité. Tout le contraire se produit dans un département auquel on a insidieusement accordé le titre d’une métropole, rien que pour plaire. Tout l’inconfort embarrassant est relevé par la direction de wilaya de l’énergie, soulignant que «80% des stations-service, appelées tout simplement stations d’essence, ne répondent aucunement aux normes requises par le cahier des charges régissant ce domaine». Ce constat, perceptible de visu, fait état du «niveau bas des services ayant atteint le raz des pâquerettes», d’où l’urgence d’une réaction administrative et des mesures à prendre. Autrement dit, des sanctions seront prononcées. En ce sens, l’on fait état des descentes inopinées à opérer dans les 100 entreprises réparties, un peu partout dans les 26 communes, composant le territoire de la wilaya d’Oran. Ce qui semble motiver les responsables locaux en charge du secteur de l’énergie est le rapport concluant élaboré tout récemment à la suite de plusieurs visites opérées dans ces stations n’ayant de stations que le nom. Dans ce sillage, 25 gérants de points de distribution de carburant ont été verbalisés, après avoir relevé des défaillances en vrac alors que la réglementation est explicite dans tous ses articles et alinéas, mettant en exergue l’obligation de conforter l’automobiliste, le touriste et le simple passant, en lui assurant le confort requis. D’autant plus que ces prestations ne sont pas gratuites. L’opérateur, soumis à la mise à disposition d’infrastructures, est en droit de monnayer ses services, pour peu qu’elles soient raisonnables et accessibles. Autrement dit, ces opérateurs participent activement dans leur faillite, tout comme ils contribuent à la faillite du Trésor public, le privant d’importantes rentes fiscales. Et ce n’est pas tout. La pollution fait rage. Les instigateurs ne sont autre que des stations-service, lavage et graissage. La direction de l’environnement, ayant fait le point sur un tel phénomène a, dans un passé très récent, relevé des lacunes dépassant le seuil de l’entendement. Dans les mesures prises en urgence, la direction de l’environnement a adressé plus de 95 mises en demeure à l’encontre des propriétaires de stations de lavage-graissage de la wilaya d’Oran. Dans leurs constatations, les mêmes services ont relevé le déversement des huiles et lubrifiants de manière anarchique, assénant un coup fatal à l’environnement, très précisément aux nappes phréatiques. Les scientifiques sont, en ce sens, unanimes à dire qu’ «un litre de lubrifiant peut couvrir 1 000 m² d’étendue d’eau visible à l’œil nu. Cela survient alors que la réglementation est explicite en sommant ces investisseurs de mettre en place des filtres dans leurs stations de lavage et de vidange. Là aussi, tout le contraire a été relevé. Plus d’une station n’est pas équipée de moyen salvateur, les lubrifiants usés continuent à être déversés dans les réseaux d’assainissement. Plus d’une station de lavage, classée polluante, exerce, au grand dam des populations dans différents quartiers et zones urbaines. D’autres continuent à ouvrir leurs portes, alors qu’elles n’ont pas encore obtenu le sésame réglementant une telle activité commerciale, le certificat de conformité.

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