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TIZI OUZOU

3600 désistements au logement rural

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Les aides font souvent l’objet de marchandage électoraliste de la part de certains élus.

Lors du précédent plan quinquennal, la wilaya de Tizi-Ouzou a bénéficié de 20.000 unités d´habitat rural. Dans le plan en cours, un quota de 22.000 autres logements ruraux est destiné à la population rurale. Mais, dans la réalité, les habitations en question ne sont pas totalement réalisées. Actuellement, quelque 3600 bénéficiaires se sont désistés après avoir attendu impatiemment ces aides.
Aussi, pour la réussite de ce programme devant soulager les populations rurales d´un grand problème, un diagnostic global s´avère indispensable: rechercher les causes ayant engendré ces désistements.
En effet, une tournée à travers les communes renseigne suffisamment sur l´engouement qui entoure l´aide à l´habitat rural. Des centaines, voire des milliers de demandes, atterrissent sur les bureaux des maires. Les réponses sont généralement positives. Mais le constat est amer au bout de la démarche. Les aides font, souvent, l´objet de marchandage électoraliste de la part de certains élus. Cette pratique s´est vérifiée lors des dernières élections locales où certains maires ont promis des milliers d´aides pour des milliers de voix.
Les réclamations lors de la phase de choix des demandeurs, retardent aujourd´hui les décisions à cause de ce phénomène. Pis, les bénéficiaires se plaignent également des documents administratifs exigés mais ce n´est pas le plus compliqué. Connaissant la nature foncière des terres, les services concernés continuent de réclamer des certificats de possession à tout demandeur.
La démarche est lente et onéreuse. Malgré tous ces aléas, elle n´a pas l´air de dissuader les citoyens demandeurs généralement démunis.
Par contre, les mêmes bénéficiaires reprochent aux pouvoirs publics l´obligation de réaliser des tranches par leurs propres moyens financiers. En effet, le bénéficiaire doit financer la réalisation de la plate-forme de son habitation avant de se voir rembourser le coût. Celui-ci varie entre 140.000 et 200.000 DA. Par la suite, le citoyen doit chercher des fonds pour la réalisation de la construction et attendre le remboursement et la même procédure est exigée pour la dalle ou la toiture. Un parcours du combattant attend le bénéficiaire avant de loger dans un appartement décent.
Cette procédure privilégiée par les pouvoirs publics empêche des milliers de familles de bénéficier de ces aides. Tout le monde n´a pas les moyens de construire une maison par ses propres fonds. Les bénéficiaires recourent par conséquent à l´emprunt auprès des vendeurs de matériaux de construction.
Le payement est différé jusqu´au déblocage de la somme par l´Etat. Mais, le citoyen qui a la chance de trouver un vendeur-emprunteur, n´a pas la latitude de négocier les prix. Cette procédure est l´une des raisons de la flambée des prix des matériaux de construction.

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