BOUIRA

Un bourbier en pleine ville

Pas d’asphalte, pas d’éclairage et des ordures à tous les coins de rue. C’est le décor dans lequel évoluent les habitants de la cité des 60 Logements.

La cité des 60 Logements est située à quelques mètres du siège de la Sûreté de wilaya et à une centaine de mètres du siège de la wilaya. Réalisée dans le cadre du LSP, ce lotissement souffre d´un manque total d´aménagements en mesure de faciliter le quotidien de ses occupants. La route, d´abord s´apparente à un bourbier à la moindre pluie. L´éclairage public est inexistant. Comme pour compliquer l´existence aux bénéficiaires, un dépotoir à ordures est installé juste à l´entrée de la cité.
Les odeurs et les animaux y prolifèrent mettant en danger la vie des enfants et des personnes fragiles.
A côté du bloc, un chantier pour la réalisation d´une extension est à l´arrêt après les travaux d´infrastructure.
Les fondations du bloc sont découvertes et des trous énormes constituent un autre danger pour les habitants. Un autre bloc composé de 30 logements situé en prolongement de cette cité souffre d´un problème plus grave. Les concepteurs ont prévu un accès par le côté Est. Seulement, un privé a simplement clôturé cet accès. En cas d´intervention urgente, les pompiers n´ont aucune possibilité pour évacuer les résidents ou les malades. Cet îlot, qui regroupe une centaine de familles, demande depuis son occupation en 2009, le téléphone, en vain. Un égout déverse les eaux usées à quelques mètres de ces deux blocs. Du coté de l´administration, les raisons sont en relation, du moins pour la route, avec les travaux de réalisation d´autres blocs.
Le goudron ne sera posé qu´une fois les travaux terminés. Même si l´argument tient la route, les habitants exigent au moins la pose de la caillasse pour faciliter l´accès. Sur un autre site mais concernant toujours le LSP, les bénéficiaires du projet terminé, réalisé en face de la direction de la Protection civile, à l´entrée Ouest de la ville, demandent les clés.
Le promoteur de son côté, exige une réévaluation du coût. On apprendra que quelques bénéficiaires indélicats auraient déjà vendu leurs biens à des prix exorbitants qui avoisineraient les 8 millions de dinars. Si cette information venait à se confirmer, ce sera un autre point noir pour cette formule qui, depuis son application à Bouira, montre ses limites. S´agissant de cas particuliers, les autorités locales ont décidé d´ouvrir une enquête approfondie sachant que les pouvoirs publics ont un droit de regard.