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BOUIRA

L’habitat à la traîne

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«La participation étrangère dans le bâtiment représente 7%. Elle n’absorbe pas le chômage.»

5370 logements ne sont pas encore lancés à travers la wilaya de Bouira. La radio de Bouira nous a convié à assister à un forum pour tenter de diagnostiquer et de relever les raisons des retards que connaît le secteur de l´habitat. Les invités à ce débat, membres de l´Union nationale de la corporation et des entrepreneurs de la wilaya ont, pendant une heure, apporté plusieurs explications. Il en ressort que la difficulté n´est pas l´apanage des entreprises mais de tout un circuit dans lequel interviennent plusieurs partenaires. Les maîtres d´ouvrage, les organismes de contrôle, les bureaux d´études, les bailleurs de fonds...sont tous responsables au même titre que le réalisateur qui reste le maillon faible de la chaîne.
Ainsi, M.Herbi Arezki, président de l´Union nationale, dira que «le retard n´incombe pas dans certains cas à l´entreprise mais résulte de lenteurs administratives. Parfois et pour une quelconque raison, le permis n´est pas délivré dans les délais, l´affectation des assiettes est faite sans une étude préalable, d´où l´émergence de problèmes comme le déplacement de lignes électriques, la présence de réseaux d´assainissement, l´existence de ligne de fibre optique, la nature juridique des terrains... Ces contretemps influent sur le délai de réalisation. Le retard devient alors une charge financière supplémentaire pour l´entreprise». Pour l´entreprise Yahiaoui représentée par son gérant, en plus des difficultés soulevées par son prédécesseur, le bâtiment souffre d´un déphasage entre les textes et la réalité du terrain. «Le coût de réalisation a connu une augmentation d´environ 40%. Le taux est exactement la rallonge décidée par les pouvoirs publics quant à l´aide consentie par la CNL au profit du citoyen, laquelle aide est passée de 50 millions à 70 millions de centimes. En 2008 et à l´occasion de la révision des prix, les pouvoirs ont accordé une augmentation de 2% au lieu de 40%. Un autre facteur influe directement sur les capacités des entreprises. La surface bâtissable et payée ne prend pas en compte les espaces de servitudes communes comme les balcons.
La réalisation d´un balcon coûte en moyenne 35 millions de centimes. Ce coût vient ainsi se greffer et s´ajoute aux pertes sèches induites par l´évaluation du mètre carré qui obéit à une nomenclature nationale référentielle et où le mètre carré est évalué à 33.000 DA au lieu de 45.000 DA». Abondant dans le même sens, M.Damou incombera la responsabilité des conflits qui opposent les bénéficiaires aux promoteurs à l´absence des pouvoirs publics depuis le début de la réalisation jusqu´à la phase de réception. «L´entreprise est confrontée à des difficultés diverses. Ainsi, la pénurie des matériaux, la flambée des prix au marché parallèle, les tracas bancaires...sont les entraves qui freinent l´élan des entreprises lesquelles entreprises se démènent seules pour respecter les engagements».
Pour M.Abbès, vice-président de l´Union nationale des entrepreneurs, le problème n´a jamais été un manque de bâtisseurs. «Les difficultés sont venues à bout de plusieurs entreprises qui ont fini par rendre l´âme. L´Ugea essaie de venir au secours de ses adhérents en posant les problèmes soulevés sur la table de qui de droit. Seules des décisions à un haut niveau peuvent redynamiser la profession et permettre de relever ce grand défi qui est celui de construire 2 millions de logements». Lors des débats, le cas de cette entreprise chinoise qui a réalisé 600 logements dans les délais impartis a été discuté. Les intervenants ont été unanimes à dire que l´appel à pareilles entreprises n´est en aucun cas un moyen pour créer de l´emploi. «La participation étrangère dans le bâtiment représente 7%. Elle n´absorbe pas le chômage puisque la moitié de la main-d´oeuvre vient du pays d´origine Si l´Etat algérien venait à accorder les mêmes facilités aux entreprises algériennes, nous serions capables de réaliser le triple de ce que font ces Asiatiques», dira à ce sujet un participant. Intervenant en qualité de maître d´ouvrage, le représentant de l´Opgi, précisera que le rythme de réalisation connaît une réelle dynamique ces dernières années. Il rendra hommage aux partenaires qui acceptent de travailler dans des zones enclavées, qui consentent des sacrifices pour honorer leurs engagements. Même si souvent l´entreprise est pointée du doigt, ce forum aura le mérite d´éclairer le citoyen sur la réalité du terrain. Pareille initiative permet d´aller de l´avant pour régler un problème qui, au bout du compte, pénalise le citoyen qui attend un logement, pour peut-être fonder un foyer et vivre une existence décente.

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