TIZI OUZOU

Fin de la récolte oléicole

Comme prévu par les services de la DSA (direction des services agricoles), la récolte a été très bonne. Près de 4 millions de litres ont été produits. Les huileries qui viennent tout juste de fermer, ont engrangé une quantité d´huile d´olive jamais égalée lors de ces dernières décennies. Les oléiculteurs, dans leur majeure partie, ne cachent pas non plus leur satisfaction. La récole a été bonne cette année. Mais, comme pour toute chose, en ces temps où l´économie moderne s´invite dans toute perspective, ce satisfecit est à nuancer. Avec plusieurs millions de litres sortis directement des huileries, il est un constat accablant à tirer. Aucun litre de cette récolte ne se trouve sur les étals des commerçants. Toute cette manne ne trouve hélas pas son chemin vers les circuits commerciaux. L´effet de ces huiles est nul sur le développement économique de la région, en particulier, et de l´Algérie, en général. Les services de la DSA devraient donc revoir leur optimisme à la baisse. Le défi ne se situe pas dans la quantité, mais plutôt dans l´intégration de cette richesse dans les circuits commerciaux nationaux, d´abord, puis internationaux. Les objectifs et les conflits du siècle sont tous liés à la sécurité alimentaire. C´est pourquoi, aujourd´hui, il est plus qu´indispensable de passer à l´étape supérieure. Après avoir réussi le pari de la quantité, les services agricoles sont attendus sur un autre terrain. Faire la jonction entre le monde des oléiculteurs et celui des opérateurs économiques. A ce sujet, Hamid, jeune étudiant, travaillant sur ce thème a exprimé ses regrets quant à la démarche de ces services qu´il considère comme figés dans une gestion purement administrative des affaires de la wilaya. Pour lui, les compétences sont sciemment marginalisées. Malgré sa volonté d´aider à faire émerger des idées novatrices dans ce domaine, il affirme que les services en question n´affichent aucun intérêt. Comme exemple, Hamid affirmait qu´il a proposé à maintes reprises, aux propriétaires des huileries des activités secondaires à la trituration. Pour lui, chaque huilerie doit exploiter les rejets pour des industries légères de transformation aidées par les banques.
Initialement, les huileries sont dotées de raffineries et de machines de transformation multiples, mais elles ne sont pas exploitées. L´industrie du savon peut créer des postes d´emplois annexés à l´activité des huileries.
Ce n´est bien sûr là qu´un exemple illustratif qui informe sur la nécessité d´insérer les jeunes compétences pour relever le défi. Des pays ont réussi à faire de la richesse de leurs oliveraies une véritable manne financière alors que l´Algérie traîne encore le pas.