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BENI ILMANE

Les oubliés du séisme

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Vivre sous une tente 9 mois, c’est dur.

Après les chaleurs de l´été dernier, la neige, le froid, les pluies sont le lot permanent des «oubliés» du tremblement de terre de Beni Ilmane, une bourgade habitée par 9000 âmes environ, située dans la daïra de Sidi Aïssa (wilaya de M´sila).
Ces malheureux oubliés sont les rescapés du séisme, de magnitude 5,2 sur l´échelle ouverte de Richter, qui avait frappé la commune, un certain vendredi 14 mai 2010.
L´un de ces délaissés, Saïd Chikh, virtuellement investi par les familles sinistrées, est venu au siège de notre journal pour crier tout haut le désespoir vécu par ces dizaines de familles. Et pour cause. depuis cette date fatidique, ces malheureuses familles logent encore sous des tentes qui ont été affectées aux sinistrés recensés selon les niveaux de risques numéros 4 et 5.
Ainsi, les habitations fortement endommagées, au nombre de 172, ont été classées au risque numéro 5 par le Contrôle technique de construction (CTC), dont l´intervention a été «sous-estimée et fort critiquée» par notre interlocuteur.
Ce dernier, père de quatre enfants mariés vivant sous son toit, a séjourné 12 jours à l´hôpital de M´sila pour soins urgents, s´est également élevé contre le montant «dérisoire», dit-il, des subventions fournies par l´Etat au titre de l´aide pour la reconstruction de leurs logis. Cette aide gouvernementale, déplore-t-il, n´est «que de 100 millions de centimes (cts) destinés à la catégorie 5 pour une habitation qui aura coûté quelque 500 à 600 millions/cts.»
Les autres catégories recensées ne peuvent prétendre qu´à 15 millions/cts pour le risque niveau 2, 30 pour le niveau 3, et 70 pour le niveau 4 alors que le niveau 1 ne bénéficie d´aucune aide a expliqué Chikhi. Encore, renchérit-il: «Cette aide n´a été fournie que par tranches de 30 millions/cts. 2 à 4 mois après la première tranche. Celle-ci a été suivie par un autre versement de 40 millions/cts qui était perçu alors qu´il reste encore à percevoir 30 millions/cts.»
Chikhi regrette amèrement aussi que «plusieurs ministres, dont ceux de l´Habitat et de l´Urbanisme, Noureddine Moussa, de l´Education nationale, Boubekeur Benbouzid, de l´Intérieur et des Collectivités locales Ould Kablia, et de la Santé et de la Population de l´époque Saïd Barkat...pour ne citer que ceux-ci, souligne Chikhi, aient effectué une visite solidaire sans aucune conséquence concrète qui puisse soulager nos maux».Cette zone est classée pourtant en zone 1 par le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag). Sa nature sismique est à peine sensible selon le centre qui n´a pas prévu ce tremblement de terre dans la cartographie sismique probable, voire officielle.
Cette catastrophe, dont l´épicentre avait été localisé à une dizaine de kilomètres au nord de la commune de Béni Ilmane et celle de Koléa, amènent les spécialistes à affirmer que ce sont là des signes précurseurs qu´il ne faut pas négliger et qui confirment que la faille de Sidi Abdallah continue de bouger. Quatre morts avaient été dénombrés dans le séisme de Béni Ilmane. Deux femmes et un homme.
Le quatrième (37 ans), dont l´épouse venait d´accoucher, s´était immolé par le feu après n´avoir pu obtenir une tente pour abriter sa famille.
Le pauvre a succombé à ses brûlures du 3e degré après avoir été admis à l´hôpital de Douéra. Matériellement, le bilan du séisme et de la réplique s´était traduit par l´endommagement de 9 établissements scolaires, au niveau des communes de Beni Ilmane et Ouanougha.
Des secousses, suivies de pluies dévastatrices, rappellent aux personnes âgées, le séisme de 1965 qui avait ravagé la région.

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