CONSTANTINE

Des projets dans les limbes

Il n’existe pratiquement plus de stations de transport urbain permettant aux citoyens d’arriver à l’heure au travail.

Plusieurs projets de réalisation, actuellement en cours ou en phase de lancement devaient, à en croire certaines sources, changer la physionomie dégradée de Constantine et permettre à cette ville de retrouver sa dignité effacée par des années d´abandon.
Rien que pour le secteur de la jeunesse, Constantine a bénéficié de 5 milliards de dinars pour des projets, à travers toutes les daïras de la wilaya.
Dans ce cadre, l´un des principaux projet porte sur la réalisation d´un complexe sportif de 50.000 places à la nouvelle-ville Ali Mendjeli, ainsi que des salles omnisports, cinq complexes sportifs de proximité, des auberges de jeunes à Constantine, El Khroub et Ali Mendjeli, deux stades communaux, en plus de l´aménagement de nombreux espaces et le stade Ben Abdelmalek.
Sur le plan des projets urbains, la ville a été gâtée puisqu´elle connaîtra des opérations de réhabilitation urbaines mais aussi environnementales.
Ces projets ne manqueront pas de permettre à la ville une extension à même d´améliorer le cadre de vie du citoyen.
27 milliards de centimes ont été alloués, pour les opérations de réhabilitation des routes et trottoirs, notamment au niveau de certains quartiers tels ceux des 450 et 1650 Logements.
Pour le secteur de l´éducation, pas moins de 700 millions de centimes ont été alloués pour l´acquisition d´équipements d´une douzaine de cantines ainsi que le renouvellement du mobilier scolaire (tables et chaîses) et garantir enfin de bonnes conditions de scolarisation aux élèves.
Mais contrairement à ce qui est dit et fait, Constantine souffre tout de même des retards dans la réalisation de ces projets dans les différents secteurs.
De plus, elle est assiégée par un nombre important de constructions illicites, les routes défoncées, l´absence d´hygiène et le marché informel qui a investi les artères de la ville de façon vertigineuse, en plus de certaines bâtisses, en pleine ville, nécessitant des travaux de réhabilitation en urgence au risque de les voir s´effon-drer comme celui de la rue Messaoud Boudjriou.
Aussi, la ville ne semble pas près de se débarrasser de ces phénomes.
Aucun des élus ou responsables ayant été nommés à la tête de l´exécutif ne semble aborder les véritables problèmes de Constantine d´une manière profonde, se contentant de proposer des solutions superficielles et temporaires, juste pour absorber un certain malaise social.
Qu´en-est-il du nouveau plan d´une circulation devenue étouffante depuis la fermeture de plusieurs axes routiers urbains? Il n´existe pratiquement plus de stations de transport urbain permettant aux citoyens d´arriver à l´heure à leur travail. Et pour rentrer chez soi le soir, il faut deux heures pour pouvoir convaincre un taxi, du fait que les bus ou même les minibus n´ont plus le droit d´accéder au centre-ville.