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Collecte des ordures ménagères à Béjaïa

C’est de nouveau la discorde

Le Centre d’enfouissement technique (CET) de Sidi Boudrahem, qui devait de nouveau être opérationnel, a vite buté sur une opposition citoyenne, celle qui a eu à imposer sa fermeture, il y a une année.

Bien qu’il soit doté d’une station d’épuration, qui traitera les eaux dégagées par les ordures afin de préserver l’environnement local, le Centre d’enfouissement technique, dont la réouverture a été annoncée, la semaine dernière par le président de l’APC de Oued Ghir, Yacine Ramdani, n’est toujours pas opérationnel, en raison de l’opposition des associations communales. Ajouté à la fermeture de l’ancienne décharge communale pour permettre l’avancement des travaux de réalisation de pas moins de 16 000 unités d’habitations, tous types confondus, la collecte des ordures se complique davantage dans la commune de Oued Ghir. Où jeter désormais les ordures ménagères ? C’est la question qui taraude les esprits des responsables locaux, dont le maire qui croyait avoir réglé le problème définitivement avec l’annonce de la réouverture du CET. Mais c’était sans compter sur la détermination du mouvement associatif local, qui, dans une déclaration rendue publique ne jurait que par l’empêchement de toute tentative de dépôt d’ordures dans le centre d’enfouissement. La mobilisation s’annonce comme celle d’il y a une année dans la foulée de la dénonciation des effets néfastes de ce centre ouvert prématurément. Au moment même où l’on s’attendait à ce que l’air devienne respirable du côté de Boulimat, avec la fermeture définitive de la décharge publique, Zouvia, qui suivra, voilà que l’on revient au point de départ. Cette décharge, qui accueille les milliers de tonnes de déchets de la ville de Béjaïa, continuera donc à empester la vie des usagers de la RN 24 ainsi que les habitants des villages environnants en raison des mauvaises odeurs et des colonnes de fumée qui s’en dégageaient. Depuis deux jours, les ordures ménagères n’ont pas été évacuées à Béjaïa. Le travailleurs ont spontanément débrayé faute d’avoir reçu leurs salaires dans les délais. Chose regrettable, selon le vice-président chargé de l’hygiène qui a pris le soin de s’excuser auprès de la population de la ville et de ses visiteurs, renvoyant la responsabilité à la trésorerie communale.
La commune de Béjaïa et sa voisine Oued Ghir ne savent plus quoi faire de leurs ordures. Si à Béjaïa c’est la collecte qui pose problème par intermittence, à Oued Ghir ce sont les dépotoirs qui constituent le problème. Les deux localités croulent sous les ordures ménagères.
La ville de Béjaïa ne tardera pas à sombrer dans la même situation, si on considère l’échec du projet d’éradication de la décharge de Boulimat, qui, pendant près de trois mois avait même été fermée officiellement avec le lancement hâtif du CET au niveau du plateau Sidi Boudrahem, aujourd’hui de nouveau objet de contestation par, notamment les citoyens du village Hellil, un village situé en contrebas du CET dans la commune de Oued Ghir, qui se souciaient des risques sanitaires du fait des liquides et autres substances qui se dégageaient des casiers à ordures après leur entassement.
Conçu d’une façon à ne laisser s’échapper aucune substance ou mauvaise odeur avec l’installation de la station d’épuration, le CET restera bloqué par les habitants des alentours qui redoutent le retour du liquide noirâtre, qui envahissait les cours d’eau et rivière de la région avec un risque très sérieux de contamination des nappes phréatiques.

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