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Nouvelles facilitations pour un meilleur accompagnement

Cap sur la microentreprise

Des «micro-zones industrielles» vont être créées afin de garantir un encadrement juridique, des locaux et des espaces, au profit des microentreprises pour le lancement de leurs activités.

Les microentreprises, comme modèle pour la diversification de l'économie nationale? Après les start-up, le gouvernement compte pousser les jeunes à investir dans ce type d'entreprises. Il compte leur accorder des facilitations et un accès aux financements. Le ministre, délégué auprès du Premier ministre chargé des microentreprises, Nassim Diafat, a mis en avant, jeudi dernier, à Alger, la détermination de son secteur à accompagner les entreprises productives et à les aider à mettre leurs produits en conformité pour permettre leur commercialisation, localement et à l'étranger. «Cet accompagnement, avec d'autres secteurs, profitera aux entreprises ayant bénéficié de crédits et celles qui se sont autofinancées», lors d'une rencontre de concertation avec un échantillon de microentreprises productives, a soutenu le ministre.«L'accompagnement sera mis en place également pour les entreprises qui ne sont pas encore en phase de production afin de les aider dans le financement et la mise en conformité de leurs produits», a-t-il précisé. Le ministre délégué a évoqué, en outre, le programme «Safir», élaboré en concertation avec des exportateurs au profit des entreprises algériennes, et dont l'objectif est l'éradication de la bureaucratie à laquelle sont confrontées les microentreprises et les entreprises productives dans la phase de vente, les contraignant à commercialiser leurs produits de manière non conforme. À ce propos, il a indiqué que cette rencontre vise à mettre en place une chaîne de valeurs permettant la communication entre les microentreprises algériennes productives, la promotion de leurs produits et la couverture des besoins du marché en plusieurs produits. Le ministère délégué s'attelle à la création de commissions et de groupes de travail dans toutes les filières, afin de faciliter à chaque entreprise le contact avec les entreprises similaires ou complémentaires, en termes de type d'activité, ce qui permet l'examen des cadres organisationnels et juridiques, et les problématiques en vue de leur traitement. Dans le même sillage, il sera procédé, en outre à la création de commissions regroupant les microentreprises et les grandes entreprises en vue d'améliorer leurs échanges économiques, ce qui donnera aux microentreprises la possibilité de développer leurs activités. Le ministre délégué, également a fait état, de la préparation, en cours, d'un programme dédié à la création de «micro-zones industrielles» garantissant un encadrement juridique, des locaux et des espaces au profit des microentreprises, pour le lancement de leurs activités. Ces micro-zones devront constituer un point de groupement de ces entreprises, ce qui facilitera le contact entre elles. Evoquant la possibilité de créer de nouveaux codes pour les activités qui n' en ont pas au niveau du registre du commerce, Diafat a souligné la disposition du secteur du commerce à coopérer, dans ce domaine. Lors d'une deuxième rencontre de concertation avec nombre de journaux électroniques, créés dans le cadre de l'Ansej, le ministre délégué a fait savoir qu'elles pouvaient bénéficier de l'aide financière et d'accompagnement. Il a fait état, dans ce sens, de préparatifs pour l'organisation de ces journaux électroniques, exerçant actuellement sans agrément, pour qu'elles deviennent des entreprises «officielles», dans le cadre des lois fixées par le secteur de la communication,. Il a, dans ce sens, souligné que la nouvelle vision du secteur tendait à considérer les journaux électroniques comme étant des microentreprises nécessitant le financement, les locaux et la garantie, à travers la publicité, de la pérennité de leur activité. Ces journaux pourront bénéficier des micro-zones devant être créées pour abriter les activités des microentreprises, a fait savoir Diafat, rappelant que 140 journaux électroniques, en leur qualité de microentreprises, avaient déposé leurs demandes d'accréditation auprès du ministère de la Communication.

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