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L’œil au palais

Des pratiques à proscrire

Il faut espérer que les citoyens qui se font systématiquement rappeler à l’ordre, quand ils répondent, d’une manière gauche aux questions du tribunal ou de la cour, reçoivent en contrepartie, le même traitement. Or, il y a des magistrats qui ne savent pas ou ne veulent pas s’ adresser aux justiciables qui viennent se plaindre. Ils savent cependant humilier ces pauvres bougres qui ont osé se plaindre à l’Inspection générale du ministère de la Justice ou à la Cour suprême. La dernière en date qui nous est parvenue d’un ex-détenu, qui venait de quitter les « Quatre Hectares ». Il s’était rendu au parquet du coin, retirer un document. Il commençait à peine à raconter sa mésaventure quand il a eu le malheur de prononcer les mots : Cour suprême ! Et vlan ! Le procureur-adjoint de permanence, qui entendait le pauvre type, s’écrier : « Ne me parlez surtout pas de cette Cour suprême ! Le tout dit sur un ton, on ne vous dit pas ! Alors, monsieur l’adjoint du procureur de la République, restez donc dans votre honorable juridiction et n’évoquez plus la Cour suprême – un lieu d’exercice du droit pur – qu’en termes polis et respectueux, SVP ! Vous êtes si loin du poste que vous occupez !
La Cour suprême, c’est du solide, c’est le métier, la sagesse et l’ancienneté qui s’expriment. Cela n’a rien à voir avec le parquet du tribunal qui s’occupe des délits et si l’affaire vaut le coup, de la criminelle si le besoin se fait sentir. Alors, restez à l’affût de l’opportunité des poursuites pour éventuellement, porter secours aux malheureuses victimes qui n’ont que vous ! »

Punir ou pourrir ?
En 2014, au siège de la cour de Constantine, au cours d’une réunion de sensibilisation, on a ordonné à l’inspecteur général du ministère de la Justice, de lever la répression à l’encontre des magistrats afin que ces derniers puissent mener à bien leur mission, sereinement. Nous avions, alors, à l’époque, applaudi des deux mains cette historique décision car à ce moment précis, le corps de la magistrature sortait de la « pénible nuit des longs couteaux », celle de triste mémoire où un certain Badaoui ayant eu une minable « carte blanche » de la part de son ministre, en qualité d’inspecteur général, de frapper les magistrats malhonnêtes, pris en flagrant délit de corruption. Alors, le monsieur se mit à frapper fort et à l’aveuglette les magistrats qui n’avaient personne pour les protéger de la répression gratuite et avilissante permise en haut lieu, juste pour les laisser à genoux devant «sa majesté», la corruption !

De Quoi j'me Mêle

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