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La cour d’Alger : fin de la convalescence ?

Lorsqu’en plein mois de mai 2019, Belgacem Zeghmati fut réinstallé en qualité de procureur général près la cour d’Alger, après en avoir été éjecté en septembre 2015, par le président de la République démissionnaire en mars 2019, qui lui a reproché férocement le fameux mandat d’arrêt international contre Chakib Khelil, l’ancien ministre de l’Energie, il a été frappé par l’état sinistré dans lequel se trouvait la cour. Un personnel presque démissionnaire, dont la majorité avait «fêté» le départ de Zeghmati par l’envoi, à partir du guichet unique, d’une volée de youyous qui firent mauvaise impression auprès des gens qui connaissaient le procureur général comme étant un magistrat au-dessus du lot! «On applaudit le départ d’un magistrat qui n’avait qu’un seul défaut : sérieux ! C’est dire l’état d’esprit dans lequel vivotait le personnel de la cour livré à lui-même depuis le départ de Zeghmati. Pis encore ! L’absentéisme, les sorties à l’avance, (les bus censés prendre en fin d’après-midi, les dizaines d’employés de la cour démarraient presque vides, la grande majorité ayant filé à l’anglaise, juste après le déjeuner). Le je-m’en-foutisme, le laisser-aller et, plus grave, le laisser-faire des responsables de l’époque, prédominaient. Sitôt réinstallé, Zeghmati n’eut pas le temps nécessaire pour redresser la situation, puisqu’il fut appelé le premier août 2019 au poste de ministre de la Justice, garde des Sceaux, laissant sa place au parquet, à Sid Ahmed Mourad qui se démène, bien aidé en cela par le plus jeune président de cour du pays, Djamel Gasmi, depuis quatre mois pleins, pour remonter jusqu’au cou des malformations nées de l’indifférence ! Il y eut bien des choses remises à leur place, mais beaucoup reste à faire ou à refaire, notamment la climatisation, qui n’a pas d’impact actuellement sur la vie des gens en janvier, mais les grandes chaleurs et l’humidité reviennent vite au-dessus de la capitale... Pour le reste, tout va mieux qu’en avril 2019. Les retouches vont bon train et tous les matins, le procureur général et parfois, le président de la cour, ne ratent jamais l’opportunité d’effectuer un saut du côté des guichets. L’ambiance est au beau fixe. Les citoyens sont bien servis. Tel un bonze, ayant l’œil partout, Belgacem Boulahyia, le dévoué, discipliné et attachant chargé de la sécurité de la bâtisse, veille sur elle, comme sur le lait sur le feu, à la bonne marche des services, aidé en cela par les procureurs généraux – adjoints affectés à la permanence quotidienne. Et ainsi, le travail est assuré par tous et surtout pour tous, car la cour et le parquet d’Alger demeurent, qu’on le veuille ou pas, la vitrine transparente et sans tentures du pays !

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