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Commune de Tichy (Béjaïa)

Le maire suspendu par le wali

Le nouveau maire, Nassim Khoufache, s’est engagé, hier, à quelques heures de son installation par le chef de la daïra de Tichy, à ouvrir les portes de l’APC et calmer les esprits.

Le président de l'Assemblée populaire communale de la coquette ville balnéaire de Tichy a été officiellement suspendu par le wali de Béjaïa pour des raisons liées à des poursuites judiciaires pour falsification de documents, conformément à l'article 43 du Code communal. Le maire, Hamid Aïssani, élu sur la liste du Front des forces socialistes, devra être remplacé par son colistier Nassim Khoufache, soit son vice-président et deuxième de la liste du parti de feu Ait Ahmed.
Porté à la tête de l'APC de Tichy à la faveur d'une alliance avec le RCD et principalement grâce aux deux élus du FLN qui ont quitté leur parti, Hamid Aïssani, le maire suspendu, mais qui garde toujours son mandat d'élu, a fini par être rattrapé par la justice pour une histoire de falsification d'une invitation introduite dans sa demande de visa, qui devait lui permettre de se rendre à la municipalité d'Epinay sur-Seine, dans le cadre d'un jumelage entre les deux communes.
Dénoncé vraisemblablement par ses pairs, le maire n'a, non seulement pas pu déposer sa demande de visa, mais a été poursuivi en justice. Et comme le stipule l'article 43 du Code communal, le chef de l'exécutif de la wilaya se réserve le droit de le suspendre jusqu'à ce que la justice tranche dans l'affaire. C'est justement ce qui a été exécuté depuis le 4 du mois en cours. En attendant, un nouveau maire devait être installé et l'Assemblée se réunissait, hier, en fin de journée pour désigner un successeur, soit Nassim Khoufache, le numéro deux de la liste FFS, sortie des urnes lors des dernières élections locales de l'année 2017. Contacté, hier, par nos soins, le président de l'APW de Béjaïa, d'obédience FFS, confirmant la suspension, n'a pas hésité à fustiger le wali de Béjaïa, auquel il reproche «d'avoir mal interprété l'article en question», lié à la suspension, estimant que d'autres maires se trouvant dans le même cas n'ont pas été inquiétés par cette mesure «coercitive». La fédération du Front des forces socialistes n'est pas très contente et devrait rendre publique une déclaration dans ce sens.
Le nouveau maire, Nassim Khoufache, s'est engagé, hier, à quelques heures de son installation par le chef de la daira de Tichy d'ouvrir les portes de l'APC, de calmer les esprits et de renouer le dialogue pour une action collective afin de mettre fin à tous les problèmes et aux divisions qui n'ont pas fini de défrayer la chronique locale ces dernières années. Les constructions illicites, les passe-droits, le squat du foncier public, ont, en effet, été les soucis partagés par la communauté locale sur les réseaux sociaux ces dernières années. L'Assemblée populaire communale de Tichy comprend 15 sièges représentant respectivement le FFS, le FLN et le RCD avec 7, 6 et deux sièges respectivement.
A noter enfin que la suspension du maire de Tichy n'est pas une première à Béjaïa puisque le maire communale du chef-lieu Laâziz Merzougui, également maire FFS, avait fait l'objet de la même mesure il y a quelque mois. Il en est de même pour celui de Taourith Ighil et d'autres communes de la wilaya.
La gestion des affaires locales n'a pas agréé les citoyens de différentes localités de Béjaïa. Ce qui explique en partie les nombreuses manifestations de rue qui s'invitent régulièrement devant les sièges y afférents pour dénoncer les édiles communaux sur les manquements dans la prise en charge du cadre de vie des habitants.

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