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Tizi Ouzou

Pas de cerises cette année

Seuls 4% de la production locale de cerise sont écoulés sur les circuits commerciaux légaux.

Finalement, le cerisier a réservé une très mauvaise surprise aux producteurs de la wilaya de Tizi Ouzou. La production de cette année est quasiment nulle. A Aïn El Hammam, Larbaâ Nath Iraten et partout où ce fruit est cultivé, les arbres sont nus et n’affichent même pas de cerises pour les regards. Pourtant, quelques semaines auparavant, les services de l’agriculture prévoyaient une production abondante pouvant atteindre selon les chiffres quelque 16 600 quintaux pour cette saison. Une production prévisionnelle de 25 quintaux par hectare sur une superficie plantée estimée à 645 ha.
Mais hélas, tandis que les services de la DSA établissaient leurs prévisions selon des données objectives, la nature préparait une surprise. Des pluies, des grêles et des neiges alors que les cerisiers étaient en pleine floraison. Le pire qui puisse arriver à un arbre de cette nature si frêle et non résistant aux aléas du climat. Ainsi, il aura suffi de quelques précipitations pour voir la production complètement anéantie. Contrairement à toutes les prévisions donc, la cerise affiche une production nulle dans les principales régions productrices dans la wilaya de Tizi Ouzou. Celle-ci est concentrée dans plusieurs communes d’Aïn El Hammam et Larbaâ Nath Iraten comme Illilten avec 66 ha, Iferhounene avec 52 ha, Ait Oumalou et Aït Aissi avec 50 ha chacune, Ait Agouacha avec 49 ha, et Akbil et Tizi Rached avec 39 ha. Ainsi, cette année, les producteurs n’ont hélas rien à proposer au marché local.
Par ailleurs, il convient de noter que le marché de la cerise n’existe pas en Algérie en général et encore moins à Tizi Ouzou. Ce fruit noble, lorsqu’il n’est pas endommagé par les conditions climatiques défavorables, se retrouve sur les trottoirs à être vendu dans des conditions d’hygiène déplorables. Dans la poussière dégagée par les véhicules circulant à grande vitesse, apparaissent des cabanes tout le long de l’autoroute reliant Tizi Ouzou à Alger. Des jeunes vendeurs exposent à la vente des paniers fabriqués à base de roseaux remplis de cerises. Après des heures d’exposition sous la température torride du soleil et la poussière qui s’accumule, les vendeurs réussissent à vendre leur marchandise, mais dans quelles conditions ?
Selon les aveux des responsables du secteur, depuis quelques années, cette filière échappe totalement au contrôle de l’Etat. Seuls 4% de la production locale de cerise sont écoulés sur les circuits commerciaux légaux. Un constat qui vient s’ajouter à la difficulté des producteurs à s’adapter aux aléas de la nature pour stabiliser leur production qui reste ainsi aléatoire donc improbable. Cette caractéristique fait que son imposition sur le marché devient très difficile. Beaucoup de travail reste à faire malgré les efforts pour sauver la cerisaie locale. La modernisation de la culture de ce noble fruit est une nécessité si les producteurs veulent passer à la commercialisation sur les marchés nationaux. S’imposer à l’international est un objectif impossible vu la situation actuelle malgré la grande qualité de ce fruit produit en Kabylie.

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