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Pluies torrentielles sur Annaba

Une nuit les pieds dans l’eau

Si aucun dégât n’a été signalé, les inondations provoquées par les fortes chutes de pluie ont occasionné beaucoup de désagréments aux populations.

Une seule nuit de fortes averses a suffi pour qu'Annaba et ses communes se transforment en un véritable étang. Gadoue, boue et autres détritus ont été charriés par les pluies diluviennes qui se sont abattues, dans la nuit de lundi à mardi, sur la wilaya d'Annaba. Triste spectacle fut celui offert hier, mardi, dans toute Annaba et ses environs. La désolation, visible dans les regards des uns et des autres, suite aux désagréments provoqués par ces inondations, notamment dans la plaine Ouest, la vieille ville et la Colonne. Pour ne citer que ces zones où, bien qu'aucun dégât matériel ou humain n'ait été déploré, mais la consternation était à son apogée. Les autorités locales ont été pointées du doigt. On leur reproche la négligence et la lenteur des travaux, entre autres accusations portées, notamment à l'encontre des services des travaux publics. «Cela fait plus de 20 jours qu'ils ont décapé les rues de plusieurs quartiers, et à ce jour, le tapis n'a pas été remis», a lancé cet habitant du quartier Elysa à Annaba. «Regardez les dégâts qu'ils nous ont provoqués par leur politique de bandits, a rétorqué un autre habitant du quartier Pasteur à la ‘'Colonne''. Un parmi plusieurs quartiers populaires et populeux, dont les maisons et les commerces ont été envahis par les eaux de pluie. Pour ces populations, le bitumage aurait pu se faire en période de confinement total. «Ils pouvaient décaper et bitumer aisément et tranquillement. Ils avaient 8 mois pour faire ce travail, pourquoi en plein hiver?», se sont demandés un bon nombre de citoyens. Pareil constat dans plusieurs cités classiques, telle la cité Ausas, où les pluies ininterrompues ont inondé plusieurs maisons. Du pareil au même dans la vieille ville, cette face cachée des constructions menaçant ruine. Des dizaines de familles ont vu les plafonds et murs de leurs habitations s'effriter et tomber comme des châteaux de cartes. Pour ne citer que ces désagréments, signes témoignant de la défaillance des prérogatives communales à travers toute la wilaya où, le constat était désolant. Tous les axes menant à la ville d'Annaba et sa périphérie étaient bloqués, en raison des inondations. Le centre-ville et tous les quartiers étaient inaccessibles en raison des flaques d'eau. Toutes les voies étaient boueuses et jonchées de cailloux et de divers détritus charriés par les eaux de pluie. La défaillance des regards et l'état des réseaux d'assainissement ont permis aux avaloirs de se boucher ainsi qu'autres égouts du centre-ville qui n'ont pas été nettoyés comme il se doit. Des quantités d'eaux pluviales se sont accumulées dans les rues et les grands axes de la ville sur quelques centimètres de hauteur. Des centaines de familles occupant des habitations précaires et isolées ont passé une nuit blanche. Signalons que Annaba compte 25 zones représentant des risques d'inondations: la Colonne, Oued Forcha, Chaiba, la Plaine Ouest, Oued Edheb. Sont également considérées en tant que telles, plusieurs localités relevant des communes d'El Bouni, El Hadjar, auxquelles s'ajoute la nouvelle ville de Draa Errich, entre autres. Ces inondations ont démontré la défaillance du plan de lutte contre les catastrophes naturelles, les inondations en l'occurrence. Un fait prouvant une fois de plus, l'incapacité des pouvoirs locaux à gérer la situation, où le risque reste encore imminent. Le gouvernement avait, rappelons-le, prévenu contre les catastrophes naturelles en mettant au point un plan d'urgence avec une mise en place du curage des oueds pour éviter l'accumulation des eaux pluviales à travers de nombreux points noirs à l'Est algérien, notamment à Annaba. Aujourd'hui, et face aux aléas des conditions climatiques, où se situe la prévention du risque inondation, se demande t-on? Mieux encore, qu'en est-il de l'organisation, l'élaboration et le contrôle de l'application des mesures et des plans de prévention contre les inondations ainsi que l'élaboration d'études de localisation des zones inondables? Au-delà, la question cruciale, quelles sont les causes des inondations à Annaba? Si l'on se réfère au constat, les facteurs majeurs sont, outre le bricolage dans le curage des oueds, cours d'eau et le nettoiement bâclé des avaloirs, intervient la conception de l'urbanisation et des réseaux d'assainissement qui font obstacle à l'écoulement normal des précipitations pluviales. Au pire de la situation, c'est l'urbanisation sur les oueds. L'exemple vivant de la construction d'une clinique neurologique avec un parking sur une partie du lit d'Oued Forcha à la cité Joinaula. Le permis de construire délivré par les services techniques d'Annaba, a obstrué toutes les lois. Le projet en cours d'achèvement s'étend sur une bonne partie de cet oued qui se déverse dans l'oued Seybouse où, même un parking a été réalisé. Ce cas de figure et bien d'autres sont, entre autres facteurs provocateurs d'inondations à Annaba. Aujourd'hui, des habitants des cités et quartiers sont victimes chaque année de ce type de sinistres. Que ce soit à la cité des Ausas, Oued Eddeheb, 11 Décembre, la Colonne, Pont blanc, Oued Forcha et Didouche Mourad, l'inquiétude est de mise. Une inquiétude que les services communaux de la ville d'Annaba, ont tenté, il y a plus d'un an, d'apaiser à travers un semblant de prise en charge. Des fonds avaient été dégagés en 2019 à hauteur de 30 millions DA pour la mise en place d'un programme de prévention des inondations. L'efficacité de ce programme devait se traduire par, entre autres, la réfection et le curage du réseau d'assainissement de la ville, les services communaux, de l'hydraulique, de l'urbanisme et des travaux publics qu'ont-ils réalisé? puisque après une nuit de précipitation pluviométrique, les Annabis ont retrouvé leur ville au décor de sinistre. Mais bon, tout en appréhendant les risques majeurs d'autres inondations, les lésés de ces intempéries, ont, dès les premières heures, commencé le nettoiement de leurs maisons inondées.

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