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Une prohibition qui ne dit pas son nom

Les cafés, les restaurants…des lieux à forte concentration humaine, où le risque de propagation du Covid-19 est avéré, sont autorisés à reprendre leurs activités.

Grands oubliés des pouvoirs publics, les points de vente de boissons alcoolisées à emporter, gardent portes closes. Une activité commerciale qui est pourtant loin de représenter un terreau pour la pandémie de coronavirus.
Alors que les cafés, les restaurants... des lieux à forte concentration humaine, où le risque de propagation du Covid-19 est avéré, sont autorisés à reprendre leurs activités.
Pourquoi le marché de l'alccol n'a-t-il pas bénéficié des mêmes mesures qui ont été prises dans le cadre du déconfinement? Pourquoi les professionnels de ce secteur qui génère plus de 20 000 emplois, directs et indirects, sont-ils interdits d'exercer? y a-t-il un lobby, rigoriste, qui tire les ficelles? Ce qui est certain, c'est que les islamistes rient sous cape.
Ceux-là même que l'histoire n'a pas fini de rattraper, pour avoir tenté de mettre la République à genoux. Ceux-là même qui ont semé la terreur, fait couler le sang avec une barbarie, une sauvagerie inégalée, avec comme but suprême d'instaurer une République islamique, la chariaâ, qui mettrait sous leur coupe réglée un peuple qui s'est avéré indomptable et qui se revendique de la pratique d'un islam tolérant depuis des siècles. Les loups sont apparemment sortis à nouveau du bois pour surfer sur l'opportunité que leur offre le Covid-19 pour tenter de satisfaire un vieux voeu qui reste un de leur souci majeur: interdire la commercialisation et la consommation des boissons alcoolisées.
Une situation qui a toutefois fait la partie belle au marché clandestin. Une filière qui s'est organisée instaurant des prix qui ont flambé. Ce qui n'est pas sans rappeler le «bon» vieux temps de la prohibition. Une situation qui interpelle les pouvoirs publics, d'autant plus que le marché de l'alcool est réglementé. L'Etat y est représenté à travers l'Office national de commercialisation des produits vitivinicoles (Oncv).
Créé en 1968, il dispose de 5 500 hectares de vignobles et d'un réseau de 3 000 viticulteurs. Sa production annuelle de vin s'élève à 500 000 hectolitres. L'entreprise, qui emploie quelque 1 500 salariés, dispose de 132 caves d'une capacité de 3 millions d'hectolitres, de 11 chais portuaires et de 8 centres de conditionnement d'une capacité de 80 millions de bouteilles/an. Son capital s'élève à 7,5 millions de dollars, alors que son chiffre d'affaires est de plus de 100 millions de dollars, dont 20% à l'exportation. Le pays ne peut se passer d'un tel créneau, porteur d'une plus-value attestée. Sa place est incontestablement acquise dans le Plan de relance l'économie que doit mettre en oeuvre le gouvernement, pour réduire la dépendance aux hydrocarbures. Les chiffres sont là pour le prouver. Selon un rapport de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) datant de 2015, l'Algérie est le 2e producteur et le
5e exportateur de vin en Afrique. Il faut rappeler que durant la colonisation, en 1958, 22% des importations coloniales étaient constituées par le vin algérien. Faut-il sacrifier un tel filon, au nom d'une bigoterie frénétique qui a gangréné les institutions de la République? Un Etat fort ne doit pas céder à ses sirènes. L'expérience de la décennie noire doit servir de référence. L'Algérie nouvelle, qui ne peut pas se construire sur ses décombres, doit se débarrasser de ces «fantômes» qui la hantent.

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