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JS KABYLIE

Ighil et Hannachi s'expliquent sur Berbère TV

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La guerre des déclarations continue de faire l'événement au sein de cette équipe kabyle.

Comme il fallait s'y attendre, le dernier limogeage de l'entraîneur Meziane Ighil de son poste de patron technique de la JS Kabylie, a fait grand bruit, notamment au lendemain des accusations portées à son encontre de la part du président Hannachi.
Des reproches rapportés avant-hier par la presse écrite sportive spécialisée et suite auxquels le désormais ex-coach des Canaris n'a pas tardé à réagir avant-hier sur Berbère TV.
Ainsi, contrairement à ses deux prédécesseurs collègues entraîneurs qui avaient décidé de quitter la barre technique du prestigieux club kabyle sans avoir fait la moindre déclaration, en l'occurrence Rachid Belhout et Moussa Saïb, l'ex-driver de l'ASO Chlef n'a pas attendu longtemps pour monter rapidement à son tour au créneau.
Les millions de téléspectateurs algériens d'ici et d'Europe, dont beaucoup d'entre eux sont des inconditionnels de la JSK, ont certainement suivi avec beaucoup d'intérêt et de curiosité la réaction de Meziane Ighil et en faire de même plus tard, lors de l'intervention en direct de Moh Chérif Hannachi. Ighil, qui a commencé son intervention en disant qu'il ne comprenait pas pourquoi Hannachi lui avait finalement réservé le même sort que la plupart des entraîneurs passés avant lui à la JSK, citant au passage les deux techniciens étrangers Lang et Geiger, sans oublier aussi Djamel Menad, Rachid Belhout et Moussa Saïb. Selon Meziane Ighil, le président Hannachi ne tourne plus rond dans sa tête quand il traite un entraîneur de monstre, venu à Tizi Ouzou avec comme objectif de casser la JSK. Ighil a, par contre, beaucoup insisté sur le fait qu'il avait choisi de driver un club de la trempe de la JSK qu'il a toujours porté dans son coeur et au moment de sa prise en main de l'équipe, beaucoup de joueurs étaient blessés à l'époque et n'avaient pas eu le temps de bénéficier d'une préparation adéquate. «Ce n'était pas une équipe que je découvrais, mais un véritable hôpital!» C'est en ces termes que Meziane Ighil a qualifié la situation qui, selon lui, continue de pénaliser aujourd'hui la JSK au niveau des résultats, malgré un très mieux constaté par ses soins. Il fallait donc faire preuve de patience devant cet état de fait connu de tout le monde au sein de la JS Kabylie et attendre le mercato pour recruter de nouveaux joueurs, a souligné Meziane Ighil. «La direction du club savait tout cela pourtant mais aujourd'hui je suis convaincu que j'ai fait l'objet d'un coup monté. Et je suis surtout persuadé que les joueurs n'ont nullement levé le pied face au CRB pour provoquer mon départ. Bien au contraire, ils se sont donnés à fond en première mi-temps surtout, et ils ont tout simplement joué de malchance. Les joueurs n'ont absolument rien à voir dans mon limogeage, je suis catégorique là-dessus. Par contre, ce dirigeant que je n'avais jamais vu auparavant ni aux séances d'entraînement, encore moins qu'il était, parait-il, un membre du conseil d'administration du club, ne devait en aucun cas se permettre de pénétrer de force dans le vestiaire alors que nous étions tous complètement dépités par la défaite. De plus, aucune autre personne, hormis le président du club, n'a le droit de violer l'intimité des joueurs, notamment quand ils se sentent malheureux et profondément touchés dans leur fierté par rapport aux supporters. J'ajouterai que je n'ai absolument rien à voir avec le recrutement du joueur Dembélé que je n'ai d'ailleurs jamais supervisé.» Meziane Ighil devait par la suite conclure son intervention avant celle de Moh Chérif Hannachi, en disant qu'il ne serait jamais resté un jour de plus à la JSK si les fans du club kabyle ne lui avaient pas fait confiance et prouvé dernièrement leur soutien envers sa personne. Quant à Hannachi, en guise de réponse, il a encore estimé sur Berbère TV que Meziane Ighil était finalement un entraîneur incompétent et qu'il trouvait anormal qu'un technicien accorde à ses joueurs 90 heures de repos et que si quelqu'un lui prouve aujourd'hui le contraire, il serait prêt à quitter le football.
Le patron des Canaris va même un peu plus loin en estimant qu'Ighil était bel et bien à ses yeux, «un monstre», puisque ce dernier aurait agressé son propre père qui aurait même porté plainte contre son fils. Des propos très durs à entendre de la part d'un homme dont la vie privée a longtemps été traumatisée par l'affaire Khalifa.
Moh Chérif Hannachi a aussi formellement démenti avant-hier soir que beaucoup de supporters étaient contre sa décision de limoger Meziane Ighil et que c'était au contraire leur devoir et le moment de soutenir leur équipe. Hannachi, qui a conclu à son tour son intervention en espérant qu'un véritable investisseur digne de la JSK et pas n'importe lequel, se présente, afin qu'il laisse bientôt son club de toujours entre de bonnes mains, tellement il se sentait aujourd'hui fatigué.

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