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ILS SONT PRÉSENTS EN PETIT COMITÉ

Les supporters algériens font l'ambiance

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A l'aéroport de Libreville, une première partie a débarqué trois jours avant le début de la compétition.

L'Algérie, qui joue le premier tour de la CAN à Franceville dans le groupe de la Tunisie, du Sénégal et du Zimbabwe, ne sera supportée que par une poignée d'hommes qui ont fait le voyage au Gabon. D'habitude, ils sont au moins deux cents. Nous en avons rencontré certains dans l'aéroport de Libreville. Ils ne seront pas nombreux à vivre depuis les tribunes du stade de Franceville la fièvre de la coupe d'Afrique des nations et les possibles exploits de leurs protégés tels que Ryad Marhez, le gamin de Sarcelles élu meilleur joueur africain. Le champion d'Angleterre avec Leicester, une des stars de la CAN 2017 avec l'Algérie, ne sera poussé que par une quarantaine de personnes tout au plus.
A l'aéroport de Libreville, une première partie a débarqué trois jours avant le début de la compétition. Etalé sur un chariot à bagages, les yeux gonflés de fatigue et le visage pâle, l'un d'entre eux tente de trouver un peu de repos avant de continuer l'aventure avec un voyage en train de 12 heures qui les emmènera à Franceville, où l'Algérie jouera son premier match dimanche 15 janvier face au Zimbabwe. Là-bas, il faudra ensuite trouver un hébergement pour une grande partie de la compétition. Suivre son équipe favorite demande de l'abnégation et une certaine idée du sacrifice, tout du moins financier. «Il y a peu de gens qui ont voulu faire ce périlleux trajet via Casablanca, avant ce voyage en train. Mais nous sommes motivés. La crise économique est aussi passée par là», avance Abdel, qui annonce que sur le papier l'Algérie est la meilleure équipe d'Afrique, mais que sur le terrain, «c'est autre chose». Depuis 2013 et la CAN en Afrique du Sud, les Fennecs sont désignés comme les favoris de la compétition. Mais ils ont failli au premier tour, il y a trois ans et en quarts de finale en 2015 en Guinée équatoriale. «J'espère qu'ils vont s'acclimater à la chaleur et au taux d'humidité. Je crois que le temps de la consécration est venu», s'enthousiasme Abdel, qui loue les qualités techniques de ses poulains. Lui est un aficionado depuis 1990 et la CAN remportée à domicile par les Verts. Depuis, il n'a raté aucun déplacement et attend le derby maghrébin face à la Tunisie avec impatience. Le pire souvenir de ses pérégrinations africaines: le séjour à Mongomo, en Guinée équatoriale. «C'était le déplacement le plus dur. Nous avons fait Alger-Paris avant de reprendre un avion pour Libreville et ensuite un taxi collectif pour Mongomo. Nous avons été logés dans un hôtel catastrophique. Franchement, les conditions étaient infernales. Il y a des choses que je ne préfère même pas raconter. On avait quand même pensé à apporter notre fromage! Heureusement que nous sommes rentrés plus tôt. Nous n'avions pas profité du pays. C'était la compétition la moins festive que j'ai vécue», lâche-t-il avant de faire le parallèle avec le beau séjour en Afrique du Sud. Des supporters algériens, fous de foot, on en croise un peu partout sur la planète. Au Gabon, ceux-là attendent avec impatience un deuxième sacre continental. Ryad Marhez et ses coéquipiers entendront-ils ce message?

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