DÉSIGNATION OFFICIELLE DES JEUX OLYMPIQUES 2024 ET 2028

La réponse aujourd'hui à Lima

Le président du CIO en compagnie des deux maires de Paris et Los Angeles
Le président du CIO en compagnie des deux maires de Paris et Los Angeles

L'idée d'une attribution simultanée des JO 2024 et 2028 a été décidée en décembre 2016 par le président du CIO Thomas Bach, après le renoncement de Hambourg, Rome et Budapest et il fallait convaincre l'un des deux prétendants d'accepter de différer son projet uniquement pour 2024.

Les villes de Paris et de Los Angeles vont être désignées, aujourd'hui à Lima, hôtes respectivement des Jeux olympiques de 2024 et 2028, à l'issue d'une double attribution qui ne fera que des gagnants, a annoncé le Comité international olympique (CIO).
Ecartée de la fête olympique depuis 1924 et après trois échecs douloureux, dont le dernier en 2005 face à Londres-2012, Paris va enfin décrocher le Graal avec l'organisation des JO du centenaire en 2024 grâce à un dossier lourdement conçu pour combler les attentes du CIO, ainsi qu'un timing et un enchaînement de circonstances hyper-favorables.
Pour sa part, la ville de Los Angeles, hôte des JO de 1932 et la dernière fois en 1984, va accueillir de nouveau l'édition de 2028 qu'elle promet, comme en 1984, une édition largement bénéficiaire. L'idée d'une attribution simultanée des JO 2024 et 2028 a été décidée en décembre 2016 par le président du CIO l'Allemand Thomas Bach, après le renoncement de Hambourg, Rome et Budapest et il fallait convaincre l'un des deux prétendants d'accepter de différer son projet uniquement pour 2024.
Los Angeles, qui affirme avoir obtenu «une meilleure affaire», a accepté en échange d'une rallonge de 100 millions de dollars dans la contribution fournie par le CIO (1,8 milliard de dollars contre 1,7 md à Paris/1,5 milliard d'euros contre 1,4). Il pourra de plus exploiter plus longuement les symboles olympiques et recevra une avance substantielle du CIO (180 millions de dollars/150 millions d'euros sans intérêts).
De ses cuisantes défaites pour 1992, 2008 et surtout 2012 face à Londres, le mouvement sportif français avait retenu la leçon.
L'équipe parisienne a collé aux recommandations de l'Agenda 2020, paquet de réformes présenté par Thomas Bach fin 2014, un an après son élection.
Au menu: compression des coûts grâce au recours prioritaire aux infrastructures existantes et surtout à la mise en accord du projet avec les besoins du territoire.
A l'arrivée, Paris s'enorgueillit de n'avoir rien de pérenne à bâtir hormis un centre aquatique promis depuis le début des années 2000 et un village des athlètes qui sera reconverti en logements.
Le tout pour un budget modeste, inférieur à 7 mds d'euros, largement en deçà des dernières éditions comparables (11 mds d'euros pour Londres). Après Rio 2016 et Tokyo 2020, il était logique que les Jeux olympiques reviennent en Europe.
De même, les échéances de renégociation des contrats avec les diffuseurs laissaient clairement apparaître que l'option Jeux européens en 2024/américains en 2028 était de loin la meilleure option financière pour le CIO. Si Paris peut s'enorgueillir d'organiser des épreuves dans des sites prestigieux, Los Angeles ne sera pas en reste.
Le Staples Center, la salle de l'équipe NBA des Los Angeles Lakers, accueillera les meilleurs joueurs de basket du monde, les plages de Santa Monica, les tournois de beach-volley et Thomas Bach allumera dès dimanche prochain la flamme olympique dans le Coliseum, le mythique stade d'athlétisme, déjà théâtre des JO 1932 et des exploits de Carl Lewis en 1984 (4 médailles d'or).