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PARIS SG

L'autre match du fair-play financier

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Aleksander Ceferin, le patron de l'UEFA, lors du comité exécutif de l'instance continentale à NyonAleksander Ceferin, le patron de l'UEFA, lors du comité exécutif de l'instance continentale à Nyon

Deux déplacements européens pour le PSG. Côté sportif, il y a le Bayern, hier soir, à Munich en Ligue des champions. Côté coulisse, une entrevue jeudi à Nyon (Suisse) au siège de l'UEFA, qui se demande si les 400 M EUR dépensés au mercato estival sont conformes, ou non, au fair-play financier.

Il fallait donc affronter les Robert Lewandowski, Kingsley Coman et Mats Hummels sur le terrain. Jeudi, les dirigeants du club parisien sont attendus pour une nouvelle réunion avec l'instance de contrôle financier des clubs (ICFC) de l'UEFA. Début octobre, Jean-Claude Blanc, directeur général délégué du PSG, Victoriano Melero, secrétaire général du club, avaient notamment fait le déplacement en Suisse. L'organisation continentale a ouvert en septembre dernier une enquête concernant le PSG, soupçonné d'avoir dépensé au-delà de ses moyens pour attirer Neymar et Kylian Mbappé, plus de 400 millions d'euros à eux deux, au mercato d'été. Or, depuis 2010 et la mise en place par l'UEFA, alors présidée par Michel Platini, du fair-play financier, les clubs ne sont plus autorisés à afficher un déficit supérieur à 30 millions d'euros cumulé sur trois exercices. Une décision prise pour éviter que les clubs ne se financent par la dette, comme ce fut longtemps le cas en Espagne par exemple. Cette enquête n'est toutefois pas un cas classique de contrôle des comptes. Elle a été ouverte «notamment suite aux transferts de l'été et non sur la base des comptes qui doivent être fournis à certains moments de l'année dans le cadre du calcul/respect de l'équilibre financier», rappelle à l'AFP un bon connaisseur des instances internationales. Les dirigeants du PSG vont donc devoir démontrer que le mercato d'été n'est pas sorti des clous du fair-play financier, avant même la clôture des comptes du PSG, au 30 juin prochain. Le club, déjà sanctionné en 2014 à la suite d'un contrat passé avec l'Office du tourisme du Qatar et jugé surévalué par l'UEFA, a toujours affiché sa confiance dans ce dossier. Même si les sanctions, allant jusqu'à l'exclusion de toutes compétitions européennes, peuvent être corsées en cas de récidive. Elles sont réclamées par une partie des places fortes du football européen, notamment la Liga espagnole dont le tonitruant président Javier Tebas a encore menacé mi-novembre de se «plaindre auprès de l'Union européenne» si «l'UEFA n'agit pas» contre la «triche» du PSG. Ça a aussi été le cas des dirigeants du Bayern Munich, que Paris retrouve, hier soir. Le club français dispose toutefois encore de temps pour dégager de nouvelles ressources financières, d'autant que les montants des indemnités de transfert versées cet été ne rentreront pas d'un seul tenant dans son bilan financier, mais seront lissées sur l'ensemble de la durée du contrat du joueur, selon un spécialiste consulté par l'AFP. Dans une interview au quotidien italien La Repubblica mi-novembre, le président de l'UEFA Aleksander Ceferin a expliqué que le club parisien «pourra agir librement lors du prochain mercato hivernal». L'UEFA a confirmé lundi à l'AFP qu'aucune décision ne serait prise avant le mercato d'hiver, et a donné pour toute échéance à l'enquête «au plus tard avant le début de la saison prochaine». Le PSG, qui fera avec toutes ses stars un séjour tourné vers le sponsoring du 21 au 23 décembre au Qatar, dispose aussi, avec Neymar, Mbappé et Dani Alves, d'arguments de poids pour convaincre des partenaires et sponsors qu'il faut lui verser davantage pour pouvoir y associer leur image. Récemment, les sites bien informés Culture PSG et Paris United ont fait état d'un accord entre le club et son équipementier Nike, sur un contrat revalorisé à 60 millions d'euros par an contre 25 aujourd'hui. Ni le PSG, qui n'avait pas répondu lundi aux sollicitations de l'AFP, ni Nike, n'ont confirmé ou infirmé. Enfin, le PSG a encore le temps de vendre. Lucas voire Angel Di Maria ou Javier Pastore sont devenus moins indispensables. Le mercato d'hiver pourrait être agité, dans le sens des départs comme des arrivées puisque Paris manque aussi d'un milieu défensif pour préparer l'après-Thiago Motta. Encore un autre match à ne pas perdre pour, comme le veut le slogan parisien, continuer à «rêver plus grand».

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