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PRÉVENTION ET LUTTE CONTRE LA VIOLENCE DANS LES INFRASTRUCTURES SPORTIVES

Où est passée la commission du MJS?

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Des images qu'on n'aimerait plus revoir dans nos stadesDes images qu'on n'aimerait plus revoir dans nos stades

Le ministère de l'Intérieur réagit à propos des derniers évènements relatifs à ce qui s'était passé à Oran et Constantine, en installant une commission d'enquête en vue d'examiner les causes du retour du phénomène de la violence dans les stades.

Cependant, il est à se demander où est passée la Commission nationale exécutive de prévention et de lutte contre la violence dans les infrastructures sportives. Une commission, faut-il le rappeler, dont les membres ont été installés à l'issue d'une réunion extraordinaire présidée par le ministre sortant de la Jeunesse et des Sports, El-Hadi Ould Ali, il y a plus d'une année, soit le 22 mars 2017, et présidés par un cadre du MJS, en l'occurrence Réda Doumi. Elle regroupe diverses parties, notamment des représentants des ministères de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, de la Justice, de l'Education nationale et de la Communication, auxquels s'ajoutent ceux de la Sûreté nationale, de la Gendarmerie nationale et de la Protection civile.
Des présidents de fédérations sportives, des représentants de la société civile, de clubs professionnels et amateurs et des journalistes font aussi partie de cette commission. Son objectif est la promotion du fair-play, des valeurs olympiques et du respect de l'adversaire. Egalement, sa mission est de sensibiliser les supporters sur les dangers de la violence dans les infrastructures sportives à travers un dialogue et une coordination entre tous les acteurs. Cependant, un peu plus d'une année après son installation, force est de constater que cette commission n'a rien fait, et est restée muette face à tout ce qui se passe. Où sont ses actions de sensibilisation? Où sont les réunions avec les fédérations sportives? Un mois après son installation, cette commission a, certes, fait plusieurs propositions, notamment en ce qui concerne la mise en place du fichier national des supporters interdits d'entrer aux stades, tout en insistant sur le fait de mettre en place un cadre juridique pour permettre aux différents acteurs d'intervenir dans les stades. Elle a, en outre, appelé à l'organisation des sessions de formation pour les stadiers dans l`objectif de garantir des stades plus sécurisés en investissant dans la ressource humaine en coordination avec les comités de supporters et équiper le plus grand nombre d'infrastructures de caméras de surveillance.
Cependant, cela n'a pas dépassé le stade de la théorie, puisqu'en réalité, rien n'a été fait, et la situation continue d'aller de mal en pis. Aujourd'hui et à moins de cinq ou six journées de la fin de saison et ses enjeux, le ministère de l'Intérieur a réagi et tout le monde espère que cette réaction aura une suite favorable pour remettre la situation dans l'ordre. «Suite aux évènements tragiques survenus récemment dans les stades de football, notamment durant les deux derniers matchs disputés aux stades Chahid Hamlaoui de Constantine et Chahid Ahmed Zabana d'Oran, il a été décidé l'installation d'une commission d'enquête chargée d'examiner les causes de ces dérapages dangereux, de définir les responsabilités et de prendre des mesures et des décisions fermes en vue d'en finir avec ce phénomène étrange à notre société», annonce un communiqué du ministère. Il est important, aujourd'hui, de réagir dans la pratique avec au moins trois priorités: la mise en pratique des stadiers avec plus de présence, bien présenter les responsables des comités des supporters pour mieux maîtriser la préparation d'un véritable fichier des supporters dans le pays et enfin et surtout l'installation pratique des caméras dans les stades et autour. Quant à la commission d'enquête du ministère de l'Intérieur, on croise les doigts en espérant, cette fois-ci, que ses résultats seront connus dans les plus brefs délais pour sanctionner les fautifs et surtout pour servir d'exemple à l'avenir. Wait and see...

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