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DEMANDE DE FANS DES VERTS DE REMERCIER LE SÉLECTIONNEUR NATIONAL

La FAF réagit tardivement

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Les spéculations vont bon trainLes spéculations vont bon train

Pourquoi la FAF a attendu trois jours après la défaite concédée face au Cap-Vert (3-2) pour apporter son soutien au sélectionneur national, Rabah Madjer, au moment où les fans des Verts demandent à l'unanimité son départ?

Difficile, certes, de répondre à cette question, qui, elle-même, en fait poser d'autres. La FAF a publié un communiqué lundi dernier où elle écrit d'abord que «Le Président de la FAF et les membres du Bureau Fédéral dénoncent la campagne d'acharnement menée contre la personne du sélectionneur national surtout à la veille d'une rencontre amicale aussi importante contre le Portugal ce jeudi 7 juin à Lisbonne». Ensuite, l'instance fédérale annonce que «Des voix non autorisées se sont élevées pour réclamer des changements dans la gestion technique de l'équipe nationale A, notamment au lendemain de la défaite en match amical face au Cap Vert.
Le président de FAF et son Bureau fédéral, tout en respectant les avis des uns et des autres, rappelle à l'opinion publique que toutes les décisions engageant l'avenir du football national et de l'équipe nationale sont de la seule et unique souveraineté du Bureau fédéral de la FAF comme stipulé dans l'article 36 des statuts de la FAF», souligne le communiqué de l'organisme dirigé par Kheireddine Zetchi. Ce qui frappe le plus, c'est que ce même président de la FAF avait très mal perçu cette défaite contre le Cap Vert. Il aurait, donc, du publier ce communiqué au lendemain de la défaite et pas trois jours après?!... Mieux encore, nos confrères du site spécialisé pour la sélection nationale «La Gazette du Fennec» rapportent que «Dans les coulisses, Kheireddine Zetchi avait sondé certains de ses relais de la presse pour connaître le contenu de la conférence de presse de Rabah Madjer. C'est qu'à ce moment-là, le patron de la FAF s'attendait à ce que le sélectionneur annonce assez logiquement son départ pour le bien de l'Algérie. Quelques instants plus tôt, il lui avait insinué dans le vestiaire que c'était la meilleure chose à faire pour l'intérêt de tous.
«La situation est ce qu'elle est. Il ne faut pas nier l'évidence. Sois intelligent!», lui a-t-il glissé au cours d'un bref échange. Puis la même source poursuit en indiquant que «Selon un proche de Zetchi, ce dernier est persuadé de la nécessité d'un changement à l'issue du match face au Portugal, le 7 juin prochain à Lisbonne, qu'importe la manière et le résultat. «Après le match du Portugal, lui et son staff s'en iront», a-t-il affirmé à son entourage, sans pour autant expliquer le procédé avec lequel il compte se débarrasser de Madjer.
Trois jours plus tard, Zetchi «soutien» Madjer par un communiqué impliquant le bureau fédéral. D'où les questions qui fusent: Zetchi a-t-il refusé de parler directement à la presse voulant éviter les questions concernant les propos du Ministre de la Jeunesse et des Sports et du président du COA sur Madjer? Privilégie-t-il la voie officielle, c'est à dire le communiqué. Et puis, justement, ce communiqué est-il une preuve de la part de Zetchi qu'il soutien vraiment Madjer et une réponse indirecte aux rumeurs concernant son remplacement après le match de jeudi. Veut-il ainsi motiver davantage Madjer pour essayer de trouver une solution lors de ce match face au Portugal et ainsi répondre à ses détracteurs? Ou, enfin, Zetchi voudrait-il dégager cette «responsabilité de limogeage» en impliquant le bureau fédéral? Autant de question auxquelles, on ne pourrait pas répondre et surtout sur auxquelles on n'oserait même pas spéculer. Car au fond, seul le président de la FAF pourrait répondre avec «précision» à ces interrogations.

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