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AU COEUR DU MONDIAL

L'histoire se répète

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L'histoire se répète

20 ans plus tard, les Bleus réussiront-ils à refaire le coup de 1998? Soulèveront-ils la couronne? A voir leur parcours depuis l'entame de la compétition - faute de stabilité dans le jeu - ils ont largement les moyens, humains et mentaux, pour le faire, quelle que soit l'identité de l'adversaire qu'ils auront en face. Ce sera «le match le plus important» pour cette génération qui reste toujours sur un goût d'inachevé après avoir perdu, à domicile, l'Euro 2016 face au Portugal (1-0). Ce n'est certainement pas rien d'être en finale de Coupe du monde après une finale d'Euro.
«Dominer n'est pas gagner»: un dicton souvent utilisé en football et qui s'est même confirmé lors des matchs de l'EDF durant ce Mondial. Comme face à la Belgique où les Français ont souffert de la domination des Diables rouges, mais le réalisme a été de leur côté, avec ce but salvateur d'un défenseur (encore une fois), en la personne de Samuel Umtiti. Une qualification qui a tout éclipsé, cette fois-ci, même le transfert de Cristiano Ronaldo du Real Madrid vers la Juventus. Au moment où les Français jubilaient, les Belges tiraient à boulets rouges sur eux. «Je préfère perdre avec la Belgique que de gagner avec la France», a lancé Eden Hazard. «Ils ont défendu à 11 à 35 mètres du but, ils ont fait ça tout au long du tournoi», a pesté pour sa part le portier Tibaut Courtois. Et à la «perle» Mbappé de répliquer:
«Moi, je suis en finale», non sans reconnaître que la Belgique a été l'adversaire le plus difficile de cette Coupe du monde. Didier Deschamps, capitaine «France 98» Championne du monde et actuellement le maître à bord de «France 2018», y est pour beaucoup dans cette remontée spectaculaire des siens. Sa touche s'est fait remarquer dans le fait d'avoir su pousser ses joueurs à sacrifier leur rendement personnel pour venir prêter main-forte au reste de l'équipe quand cela est nécessaire. Son groupe est composé d'un amalgame entre anciens, qui jouent leur rôle de cadres, et jeunes qui amènent un peu leur folie. Deschamps a su, aussi, provoquer ce réveil tonitruant de certains joueurs, après une saison mi-figue, mi-raisin avec leurs clubs respectifs, à l'image du gardien de but, Hugo Lloris, avec Tottenham. Souvent critiqué en club, le dernier rempart des Bleus a su tirer son épingle du jeu avec de somptueux arrêts.
Nostalgique, «DD» a vu les images de la liesse provoquée par la qualification de son équipe en finale. Cela lui a rappelé de très bons souvenirs... ceux de 1998, où il était un des principaux artisans de la victoire. Son souhait le plus cher est de refaire le coup dimanche prochain. Cependant, il refuse de crier victoire avant l'heure et met ses joueurs en garde contre tout excès de confiance. Il reste encore une rencontre, la plus grande, avec d'autres motivations et qui est loin d'être gagnée d'avance. Les Français l'aborderont avec le principe qu'«une finale ne se joue pas, elle se gagne». Et ils savent bien le faire...

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