APRÈS LE MUTISME DE CETTE INSTANCE SUITE AUX ÉVÈNEMENTS DE BANJUL

Zetchi va saisir la CAF

Zetchi va saisir la CAF

Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheïreddine Zetchi, a tout fait samedi dernier pour annuler ce match Gambie - Algérie, craignant pour la sécurité de la délégation algérienne.

La Confédération africaine de football (CAF) reste toujours muette à propos de l'envahissement du terrain du stade de l'Indépendance de Banjul, samedi dernier par les supporters gambiens, avant le match Gambie - Algérie, et surtout la bousculade mortelle, survenue le lendemain à Antananarivo, avant la rencontre du match entre Madagascar et le Sénégal (2-2).
Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheireddine Zetchi, a tout fait samedi dernier pour annuler ce match Gambie - Algérie, craignant pour la sécurité de la délégation algérienne. Mais le commissaire au match a, par contre, tout fait pour que le match se joue. Il a même contacté les responsables de la CAF au Caire pour enfin «obliger» les Verts à jouer ce match, en dépit du risque d'insécurité qui planait dans cette enceinte. Une enceinte qui a connu la venue de 40 000 spectateurs alors qu'elle est conçue pour contenir 15.000 de moins. Le président de la FAF, le sélectionneur des Verts et le commissaire au match se sont même dirigés vers les vestiaires des Verts pour discuter avec les joueurs. Et c'est avec grand courage que Brahimi et ses compatriotes ont finalement accepté de jouer ce match en dépit de cette forte pression qui pesait sur leurs épaules, dont ce problème d'insécurité qui planait. Le commissaire au match a fini par avoir gain de cause face au président de la FAF, lequel n'a pas omis de le mettre devant ses responsabilités en cas de dérapage durant la partie. Heureusement que le match s'est donc déroulé sans incident pour se terminer sur le score de parité d'un but partout. Mais Kheïreddine Zetchi tenait toujours à aller jusqu'au bout de ses convictions. Et c'est ainsi que pour éviter de voir la CAF infliger aux Verts une défaite sur tapis vert en cas de refus de jouer, le patron de la Fédération algérienne a été contraint d'accepter que le match se joue mais il a, toutefois, décidé de saisir la CAF. «J'espère que la CAF va prendre en considération tout ce qui s'est passé ici et prendra les décisions qui s'imposent. Soyez sûrs qu'on va envoyer un dossier à la CAF pour raconter avec détails ce qui s'est passé. Ce n'est pas normal qu'en 2018, on joue dans pareilles conditions. Cela dit, je tiens à saluer le courage des joueurs, qui ont accepté de relever le défi et de prendre part au match malgré tout ce qui s'est passé», a annoncé Zetchi au retour de la délégation à Alger. Le lendemain, des évènements plus graves, pis encore, ont été enregistrés à Antananarivo, à Madagascar, pays de l'actuel président de la CAF, Ahmad Ahmad, où au moins une personne est morte et 37 autres blessées dimanche lors d'une bousculade survenue à l'entrée d'un stade de la capitale malgache, avant le coup d'envoi du match de la sélection locale face au Sénégal. «Il y a eu une bousculade devant le stade (...) pour l'instant nous avons un bilan d'un mort et 37 blessés», a déclaré devant la presse le directeur de l'hôpital Hrja, Oliva Alain Rakoto. Le match s'est joué et a été sanctionné par un nul (2-2) entre les deux sélections. Mais, pour le moment, c'est le mutisme totale du côté de la CAF du Malgache, Ahmad Ahmad à propos des deux incidents de Banjul et d'Antananarivo.