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ZETCHI TACLE SES «DÉTRACTEURS»

"Je ne suis pas venu pour plaire"

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"Je ne suis pas venu pour plaire"

Faisant face à des critiques acerbes, le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheïreddine Zetchi, défend son bilan après deux ans de règne, estimant que «le travail entamé nécessitait du temps pour aboutir».

«Il est tout à fait normal que la première année soit ponctuée de perturbations et de grandes pressions. A partir de la deuxième année, les choses ont commencé à s'améliorer», a déclaré Zetchi dans un entretien accordé à la télévision algérienne. Le patron de la FAF explique qu'au début, il a été décidé de travailler sur trois axes: la stabilité, la capitalisation du travail et la continuité. «Le pourrissement dans le football national date de 20 ans. Nous avons hérité d'une situation très difficile, raison pour laquelle notre travail demande du temps», a-t-il souligné. Zetchi a surtout insisté sur le fait que sa décision de se présenter à la présidence de la FAF avait pour unique objectif de «ramener un plus au football algérien, et non (pas) pour régler des comptes». Une manière à lui de répondre à ceux qui le critiquent ouvertement, via différents supporters médiatiques, l'accusant de «cibler» certains présidents de clubs avec lesquels il était en conflit, lorsqu'il était à la tête du Paradou AC. «On n'est pas venu pour plaire, nous sommes venus au football pour essayer, avec l'aide de tout l'environnement, de trouver une solution pour sortir de la situation catastrophique où était le football. Ceux qui nous critiquent sur les différents plateaux sont invités à nous donner des idées qui pourront nous aider à lavenir. Je laisse chacun devant ses responsabilités», a-t-il lancé.

«Nette amélioration financière»
Zetchi a présenté un rapport détaillé de la situation financière de la FAF, en n'omettant pas de tacler son prédécesseur, Mohamed Raouraoua. «Aujourd'hui, nous avons un projet à la FAF (les centres de formation, Ndlr), mais avant notre arrivée, quel était le projet de la Fédération? Il n'y avait rien. Aujourd'hui, nous voulons créer des centres de formation», dit-il, avant d'ajouter: «à notre arrivée, les placements de la FAF étaient de 650 milliards de centimes avec des emprunts obligataires et des dépôts à terme. Nous avons terminé l'année 2018 avec 820 milliards de centimes.» Une réponse, dit-on, à ceux qui accusent Zetchi «de jeter l'argent par la fenêtre». Le patron du football national a affirmé que son instance a changé la façon de faire: «L'argent qui était destiné à l'hôtel a été transféré aux centres de formation. Nous voulons mener ce projet à son terme avec moins de 700 milliards de centimes destinés, au préalable, à l'hôtel. Il y a aussi le projet Forward de la FIFA, qui nous permet de récupérer 1,5 million de dollars par an.» Zetchi a fait savoir, par ailleurs, que «la CAF a décidé de décentraliser les droits TV pour les éliminatoires de la Coupe du monde». Désormais, «chaque fédération posséde les droits TV et elle peut les vendre à qui elle le souhaite».

«Belmadi a apporté la stabilité»
Evoquant le volet lié à l'équipe nationale, le président de la FAF reconnaît que l'arrivée de Djamel Belmadi à la tête des Verts a apporté une certaine stabilité, reconnaissant s'être trompé au début, avec les désignations de l'Espagnol Lucas Alcaraz et de Rabah Majder. «Un dirigeant n'est pas obligé de trouver la solution à la première décision qu'il prend, mais doit essayer de trouver des solutions le plus vite possible et avec des réajustements. Belmadi a des compétences et travaille avec un staff d'experts important. Maintenant, les résultats doivent suivre et nous devons gagner des titres. La première compétition que nous avons menée de A à Z est la qualification à la CAN. Nous nous sommes qualifiés d'une fort belle manière et nous avons atteint notre premier objectif et notre but», a expliqué l'intervenant.
Il a annoncé que l'EN effectuera deux stages de préparation, dont un à l'étranger, en vue de la phase finale de CAN-2019 en Egypte (21 juin - 19 juillet). Dans ce sillage, il dira: «Le premier regroupement sera effectué à Alger, suivi d'un stage à l'étranger dans un pays dont le climat est similaire à celui de l'égypte. Nous n'avons pas encore tranché le lieu exact. Il y a aura, bien évidemment, une série de matchs amicaux. Nous avons contacté quelques sélections, mais tout se décidera à l'issue du tirage au sort de la phase finale.»

«Grosse pression sur la LFP»
Enfin, évoquant les problèmes à la pelle que connaît la compétition nationale, Zetchi est revenu sur l'affaire du match O Médéa - JS Kabylie et les accusations entre les présidents des deux clubs, en l'occurrence Mahfoud Boukelkal et Chérif Mellal. Le président de la FAF a indiqué que pour le moment, il est question de rassembler tous les éléments de l'enquête, avant de saisir la justice si cela est nécessaire. Il a aussi appelé les arbitres à saisir la justice contre ceux qui les accusent de «corruption». Le successeur de Raouraoua, la Ligue de football professionnel (LFP) et son président, Abdelkriml Medouar, subissent une grosse pression de la part des présidents de clubs. «C'est surtout la programmation des matchs qui pose problème, notamment avec la participation des équipes à des compétitions internationales, et les enjeux de cette dernière ligne droite de la saison.
Les présidents de clubs doivent collaborer avec la LFP, et non pas faire pression, ce qui risque de compliquer davantage la situation», a-t-il affirmé, annonçant qu'il y a une possibilité que la finale de la coupe d'Algérie, programmée pour le 1er mai prochain, soit décalée, en raison de la situation actuelle au pays.
Pour conclure, l'invité de l'Entv a indiqué qu'il est en «très bonne entente» avec Medouar, et que tout ce qui se rapporte, par-ci, par-là, vise essentiellement à nuire à la stabilité des deux instances (FAF et LFP).

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