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LA FAF RÉPOND À ZEROUATI ET BAÂMER

Communiqué vide et laconique

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Communiqué vide et laconique

La réponse de la FAF a été vide, puisqu'elle n'apporte aucun élément d'éclaircissement au sujet des déclarations de Mohamed Zerouati et Ali Baâmar, lesquels avaient affirmé que l'élection de Kheïreddine Zetchi et son Bureau fédéral était «illégale».

La Fédération algérienne de football (FAF) vient de publier un communiqué sur son site Internet en réponse aux déclarations du président de la JS Saoura, Mohamed Zerouati, et au président de la Ligue régionale de Ouargla, Ali Baâmeur, faisant état de l'«illégalité de l'élection du président de la FAF, Kheïreddine Zetchi et son Bureau fédéral». La FAF indique dans son communiqué, laconique et vide, qu'elle est «victime d'une campagne de presse haineuse, calomnieuse, incompréhensible et surtout tendancieuse de la part de certains cercles, la Fédération algérienne de football (FAF) qui s'est, jusque-là, abstenue de réagir à cette conspiration, décide de mettre à nu les agitations des uns et des autres. Ainsi, cette semaine a été marquée par la sortie médiatique de deux membres structurés qui, en dépit du droit de réserve qu'ils devaient observer, se sont attaqués à l'institution et à son président». Et d'ajouter: «Ces sorties calculées et bien orchestrées, interviennent, comme par hasard, à la veille de la tenue de l'Assemblée générale ordinaire de la FAF. Un air de déjà-vu.»

En attendant les preuves de Zerouati et Baâmeur
Il est important de rappeler que le président de la JS Saoura, Mohamed Zerouati, alors membre de la Commission des candidatures à ce moment-là (mars 2017) a, lors de son passage dans l'émission «Après 90» de la chaîne El-Bilad TV, lundi dernier, déclaré que «le dossier de candidature de Zetchi pour l'élection de la FAF n'était pas complet, puisqu'il n'avait pas présenté la liste des membres du bureau fédéral, nous l'avions logiquement rejeté, le procès verbal (PV) prouvant mes propos existe, mais après des interventions il a été validé. Je le dis haut et fort, l'élection de Zetchi est illégale. Il avait été désigné avant d'être élu, ça c'est clair», avait-il dit. Et pas plus tard que vendredi dernier, l'actuel président de la Ligue de Ouargla, Ali Baâmeur, qui était dans un premier temps désigné par l'AG en tant que président de la commission électorale avant de se retirer au dernier moment, a accordé une interview à la Chaîne III de la Radio nationale, dans l'émission «Football Magazine» où il n'a pas hésité à parler d'injonction du MJS pour l'élection de Zetchi à la tête de la FAF. Baâmeur a expliqué qu' «aucune liste ne remplissait les critères au moment de la clôture des délais. Les listes de Zetchi et Medouar avaient été rejetées. Le MJS est intervenu pour l'ajout de nouvelles personnes à la liste, alors que les délais étaient dépassés». Et de continuer: «On a publié un communiqué sur le site de la FAF, mais par la suite, je le redis, des contacts ont été menés par l'autorité publique, plus précisément par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Il y a eu le rajout de certaines personnes d'une manière illégale, du fait qu'on était déjà hors des délais fixés. Il y a eu un coup de force du MJS que je n'ai pas voulu cautionner. Les signatures de l'autorité publique sur le PV d'installation sont antistatutaires. J'ai dénoncé cette injonction à cette période, mais personne ne voulait écouter», a encore précise Baâmeur avant de proposer que «la tenue d'une AGEx est nécessaire si on veut sortir de cette situation». Zerouati et Baâmar affirment qu'ils détiennent toutes les preuves de ce qu'ils avancent, et qu'ils vont les présenter au moment opportun. Wait and see...

Lutte pour le changement
Dans son dernier communiqué, la FAF fait remarquer que ces deux membres structurés, appellent au changement, ce qui est «bien». «Encore faut-il commencer par donner l'exemple, eux qui cumulent des décennies à leurs postes barrant la route aux jeunes compétences locales. Leurs sorties médiatiques coïncident aussi avec la mise en conformité des statuts des Ligues avec la loi sur le sport et les statuts de la FIFA qui interdisent désormais les experts et ouvrent la voie au rajeunissement dans les structures de la FAF», indique l'instance fédérale. La Fédération, qui s'attendait à ces «résistances», ne baissera pas les bras et continuera à lutter dans sa quête de changement à tous les niveaux pour donner un nouveau souffle au football national, dit-elle. «Enfin, la FAF et le sport-roi dans notre pays ont davantage besoin d'un débat constructif, d'idées novatrices, de solutions réalistes et pratiques, de réflexion sur des problèmes de fond, d'échanges fructueux, que de querelles d'arrière-garde, de dénigrement et de règlements de comptes aux desseins inavoués», conclut la FAF. Sans rentrer dans tous les détails, une seule remarque suffit pour commenter ce communiqué: c'est une réponse vide puisque la FAF n'apporte aucun élément d'éclaircissements au sujet des déclarations des deux responsables lors de l'opération élection de la FAF au mois de mars 2017. Cela laisse, donc, plusieurs zones d'ombre et cela ne va certainement pas être profitable à l'instance de Zetchi, qui fait face à des critiques à la pelle.

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