PHASE ALLER DE LA D1
Mouvement des entraîneurs, huis clos et absence du public
A la lecture de la phase aller du championnat de D1 qui s’est achevée il y a de cela une quinzaine de jours, le constat est tout simplement amer et catastrophique sur tous les plans.
D´abord, le niveau de la compétition sans exagération est faible, ce qui traduit de façon évidente la régression et l´agonie du football alors que paradoxalement notre Equipe nationale (composée essentiellement de pros) participera aux joutes continentale et mondiale.
Cette nouvelle dynamique imposée par les prestations des Fennecs a poussé les férus de la balle ronde à boycotter carrément les rencontres au point où les travées étaient totalement désertes, y compris les chauds derbies qui, dans un passé récent, drainaient les grandes foules. Même la commission de discipline de la LNF a ajouté son grain de sel en imposant le huis clos (plus de 32 matchs pour cette première manche) comme solution de rechange pour mettre fin à la violence (pour sa deuxième année, ce phénomène persiste).
L´autre facteur des plus inquiétants est, sans conteste, la valse des entraîneurs qui a touché pas moins de 14 clubs, pour cette phase aller, dont certains ont procédé à deux changements.
Une stratégie nuisible pour la bonne marche du club puisque les joueurs connaîtront des difficultés d´adaptation aux méthodes de travail des techniciens résultant de l´instabilité dans la continuité. Toujours est-il que ces pratiques ne sont guère étrangères aux clubs algériens, toutes divisions confondues, allant jusqu´à dire qu´elles font partie de la culture des présidents qui ne cessent de nous étonner d´année en année comme la toute dernière sortie des présidents du CRB et du NAHD.
Ces derniers ont tout simplement décidé de rappeler leur premier entraîneur alors qu´ils ont été remerciés pour mauvais résultats. Le président du Chabab, Kerbadj, lui, a trouvé le prétexte superstitieux qu´il a vécu lors de l´exercice précédent en optant pour le même scénario qui, rappelons-le, a donné des résultats probants (une 4e place au classement et une Coupe d´Algérie).
«L´entraîneur Henkouche a quitté de son plein gré la barre technique au début du championnat. Puis, on a fait appel au coach Yaïche qui n´est plus à présenter, malheureusement il n´a pu redresser la situation et ce fut donc le divorce à l´amiable. Dès lors, on a pensé au retour de Henkouche avec lequel on entretenait de bonnes relations, mais parce qu´il connaît bien la maison. Par ailleurs, il se peut qu´il puisse refaire le coup de la saison dernière», a déclaré le boss belouizdadi lors de l´émission télévisée dans la soirée de jeudi dernier «Propos sur le sport». Maintenant, au cas où ses calculs seraient faussés, qu´elle serait sa réaction? L´autre club en passe de lui emboîter le pas n´est autre que le voisin du Nasria qui selon les dernières nouvelles aurait repris langue avec son entraîneur Bouzidi qui, l´on se souvient, a été limogé après la lourde défaite subie face au voisin l´USMH et voilà qu´il est prêt à faire son come-back d´ici la fin de semaine alors qu´il vient de quitter la JSMS, équipe avec laquelle il a aussi échoué dans sa mission. Cela dit, l´on se demande quels sont les prétextes qui ont motivé le patron des Sang et Or pour se revirement.
Cette nouvelle stratégie sera-t-elle suivie par d´autres présidents et à quelle fin sera-t-elle prise quand bien même ce phénomène a été vécu entre une saison écoulée et le début d´une autre?

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