KARIM ZIANI
«Je n’oublierai jamais l’épisode du Caire»
A Wolfsburg depuis l´été dernier, l´international algérien se régale dès qu´il retrouve la sélection nationale, engagée dans la prochaine Coupe d´Afrique des Nations et la Coupe du Monde sud-africaine.
Karim Ziani: Les trois-quatre premiers jours nous ont permis de nous remettre en forme, de renouer contact, car nous ne nous sommes plus revus depuis le dernier match contre l´Égypte (le 18 novembre). Nous allons entrer dans le vif du sujet lors de notre second stage, dès aujourd´hui. Nous allons vraiment commencer à penser à la Coupe d´Afrique des Nations.
En fait, c´est toujours comme ça depuis le début des éliminatoires jusqu´à la qualification! C´est ce qui fait notre force.
Nous sommes cools. Pendant les matchs, c´est autre chose.
Le voir parmi nous, c´était très sympa. Il nous a félicités pour les résultats que nous avons obtenus, notamment la qualification pour la Coupe du Monde.
Dans de bonnes conditions. On verra ce que nous réservera le premier tour et, surtout, notre première rencontre face au Malawi. Ce match sera tout sauf une partie de plaisir. Pour bien entamer cette CAN, nous nous devons de l´emporter.
Plusieurs pays, comme la Côte-d´Ivoire, le Cameroun, le Ghana sont encore au-dessus de nous. Il nous reste beaucoup de travail à accomplir. Mais avec la volonté, on ne sait jamais.
Cette sélection est largement la plus forte de celles dans lesquelles j´ai évolué depuis que je porte le maillot des Fennecs.
Les trois-quarts des joueurs évoluent dans un club de première division en Europe. Lorsque j´ai débuté, la plupart jouaient en D2 ou n´étaient pas forcément titulaires en D1. Il y a plus de qualité et nous possédons un mental à toute épreuve.
Non, cet épisode ne sera jamais digéré. Je n´y repense pas souvent, mais cela fait partie des choses qui marquent à vie. Je pense que ce genre de galère renforce un groupe. Cela permet d´avancer.
Je suis encore en période d´adaptation. Je découvre toujours ce nouveau championnat, ce nouveau jeu. Mais ça se passe tranquillement. Ma chance, c´est que le coach me connaît et me laisse du temps pour bien m´acclimater. Notre potentiel offensif est énorme. Le problème, c´est que l´on encaisse trop de buts. Les places sont chères. Mais on joue bien au ballon, on se fait plaisir.
Je viens d´arriver, je me suis blessé. Ce qui compte, c´est la confiance du coach. À chaque fois que je ne suis pas titulaire, je suis le premier à entrer en jeu.
Non, je ne peux pas oublier un tel club. C´est le meilleur club de France. Je garde de très bons souvenirs de mon passage en Provence. On s´est régalés malgré l´absence de titre, surtout à l´issue de ma deuxième année.
C´est vous, la presse, qui avez inventé une fin à cette histoire. Un jour ou l´autre, on se barre, c´est normal. C´est toujours lorsque l´on se montre à son avantage qu´un départ se dessine.
C´est clair que j´aurais pu prétendre à autre chose. Mais j´avais une opportunité de découvrir un championnat étranger. À 27 ans, je n´ai pas hésité, je l´ai saisie. Je n´ai aucun regret.
Je suis toujours son parcours. Cette équipe possède un très gros potentiel, de très bons joueurs. Il faut leur laisser un temps d´adaptation, surtout quand beaucoup de nouveaux débarquent simultanément. S´ils restent en place, ils vont faire mal et gagner le titre. Peut-être pas cette année, mais l´année prochaine, c´est sûr. Il y a trop de bons joueurs à tous les postes. Quand tu vois la défense et les remplaçants des titulaires...

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