LE PRÉSIDENT DE LA FAF À LA RADIO NATIONALE
«Le plus important est de se qualifier»
M.Raouraoua a démenti tout «arrangement» entre l’Angola et l’Algérie.
«L´éthique sportive a toujours été respectée, quand on joue un match de qualification dans une compétition aussi prestigieuse que la Coupe d´Afrique, le plus important est de sortir du groupe», a souligné, hier, Mohamed Raouraoua sur les ondes de la Radio nationale avant d´admettre qu´«il est vrai que le résultat du Mali nous parvenait ainsi qu´à l´ensemble des concernés, donc dans la seconde mi-temps, chacune des deux équipes a essayé de préserver sa cage et donc préserver le score nul pour tenter de se qualifier». Une manière de balayer du revers de la main toute accusation remettant en cause la crédibilité de l´Algérie qui a été, elle-même, victime d´un arrangement entre l´Allemagne et l´Autriche au Mondial de 1982.
La mise au point faite, Mohamed Raouaraoua souligne que l´essentiel est que l´équipe a retrouvé ses bases, notamment après sa lourde défaite au premier match contre le Malawi (0-3), en soulignant le travail fait par le sélectionneur national, Rabah Saâdane, aussi bien sur le plan physique que psychologique. «Mais au-delà de tout, il faut souligner la qualité de cette équipe et des joueurs qui sont de vrais professionnels.» Sur sa lancée, l´invité de la Radio nationale réitérera son soutien «indéfectible» à Rabah Saâdane qu´il qualifie de meilleur technicien algérien. «On lui doit du respect et de la considération au lieu de tirer sur lui.» Revenant justement sur la défaite contre le Malawi, Mohamed Raouraoua a critiqué l´attitude d´une certaine presse qui n´a pas hésité à tirer sur les ambulances. «Le staff technique et les joueurs ont très mal vécu les attaques de la presse contre l´Equipe nationale après la défaite», a-t-il admis. Interpellé sur les problèmes au sein du groupe, le patron de la FAF avouera: «Ce sont des problèmes qui arrivent, donc il faut un peu de sérénité pour les régler.» D´ailleurs, il ajoutera, concernant le cas de Lemmouchia, que «les portes de l´EN sont toujours ouvertes. Son cas est particulier et il est déjà oublié. C´est à lui de prouver sur le terrain qu´il mérite sa place au sein de l´EN». Et M.Raouraoua de citer le cas de Ouadhah qui avait quitté le groupe prématurément lors de la CAN 2004. Fait du hasard, à cette époque, Mohamed Raouraoua était président de la FAF. Ce chapitre clos, l´EN devra se concentrer sur la préparation de son prochain match prévu le 24 janvier. Apostrophé sur les mises en garde de la Fifa à la CAF concernant la sécurité à Cabinda, M.Raouraoua a tenu à démentir de telles allégations. «La Fifa n´est pas une institution sécuritaire. Et la CAF n´a jamais reçu de mise en garde. Moi-même j´ai été dans cette ville en ma qualité de responsable de l´inspection de la CAF pour l´organisation de cette CAN, il n´y a aucun problème dans le périmètre où se déroulera la CAN. L´incident tragique qui est arrivé à nos amis du Togo, s´est déroulé près de la frontière, donc loin de la ville de Cabinda. Notre équipe ne risque absolument rien du tout.»
Interrogé sur la bonne prestation de Halliche, formé au Nahd avant de rejoindre le Portugal, il dira: «Il est l´exception de notre championnat qui reste faible. Nos clubs, en raison de l´absence de centres et d´infrastructures, ne forment pas.» L´arbre qui cache la forêt.

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