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Léger recul du cinéma africain au Festival de Cannes 2024

La 77e édition du Festival de Cannes s'est ouverte ce mardi 14 mai avec un recul considérable pour le cinéma africain, après avoir sélectionné douze films dans les différentes sélections en 2023. Cette année, la présence du cinéma africain reste donc faible. Et pourtant en 2023, deux réalisatrices africaines étaient en compétition officielle: la Tunisienne Kaouther Ben Hania et la Franco-Sénégalaise Ramata Toulaye Sy. Cette nouvelle édition cannoise verra le Marocain Nabil Ayouch, un cinéaste habitué à la sélection officielle, dont l'oeuvre sera projetée à «Cannes première». Une manifestation récente dédiée au cinéma français et/ou expérimental. Son film Tout le monde aime Touda dresse le portrait d'une cheikha, une artiste traditionnelle marocaine. Même si l'Algérie sera absente de la compétition, la présence du cinéaste brésilo-algérien, Karim Aïnouz, hors compétition est acquise pour l'Algérie qui demeure le seul pays qui a décroché la Palme d'or en 1975.
Thierry Frémaux, délégué général du festival, a indiqué durant sa conférence de presse qu'une nouvelle génération de cinéastes d'Afrique de l'Est, de l'Ouest ou d'Afrique subsaharienne émerge à Cannes depuis 2021, alors que l'Afrique du Nord y est traditionnellement présente. Dans la sélection «Un certain regard», consacrée principalement à la jeune garde du cinéma mondial, on trouve un film somalien Mo Harowe, qui trace le portrait d'une famille qui survit au chaos du pays. La réalisatrice zambienne Rungano Nyoni traite, quant à elle, le rapport homme-femme dans son pays. Parmi les arrivants les plus présents à Cannes, on notera la sélection consacrée aux premiers ou seconds films de réalisateurs, le Franco-Marocain Saïd Hamich, qui s'attaque dans sa première oeuvre tournée à Marseille à l'histoire d'un jeune immigré, dont la rencontre avec un policier lui change la vie. Un court- métrage, Alazar, de l'Éthiopien Beza Hailou Lemma, figure également dans cette compétition. Dans les sections parallèles, à la «Quinzaine des cinéastes», on retrouve un seul film africain: Sharq 12 de la réalisatrice égyptienne Hala el Koussy. L'Égypte participe également à la «Semaine de la critique» avec Les filles du Nil de Nada Riyadh et Ayman el Amir. Les deux cinéastes y suivent durant quatre ans le parcours de jeunes filles qui défient leurs familles dans un village où elles montent une troupe de théâtre de rue. Les créateurs africains ou afro-descendants sont aussi membres de différents jurys, même si à ce jour le seul réalisateur africain «palmé» Mohamed Lakhdar Hamina, n'a jamais fait partie des jurys du Festival de Cannes.
Cette année pourtant le Franco-Sénégalais Omar Sy, membre du jury de la «Compétition officielle», ou la réalisatrice marocaine Asmae al Moudir et son homologue sénégalaise Maïmouna Doukouré font partie du jury «Un certain regard». De son côté, l'actrice rwandaise Eliane Umuhire participe au jury de la «Semaine de la critique». Enfin, le rappeur et réalisateur belgo-congolais, Beloji, copréside lui, le jury de la «Caméra d'or» qui récompense un premier film toutes compétitions confondues.

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