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Pascal Praud fait condamner Canal+ pour absence de diversité

Ce qui devait arriver arriva, la chaîne CNews, qui appartient au Groupe Canal+, qui était connue pour sa diversité et sa proximité avec la gauche et l'immigration, vient d'être épinglée par le gendarme du PAF, le CSA. En effet, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a rappelé CNews à l'ordre, dans une décision publiée vendredi dernier. La chaîne d'information continue est mise en garde contre «l'absence de diversité des points de vue exprimés» dans deux émissions de Pascal Praud au sujet d'une tribune controversée de militaires.
Le CSA a été alerté au sujet d'une séquence de l'émission L'heure des pros, diffusée le 26 avril 2021 sur CNews. Cette alerte est survenue quelques jours après la publication dans Valeurs actuelles, d'un texte contre «le délitement» de la France signé, selon l'hebdomadaire, par «plus d'un millier» de militaires, dont une «vingtaine de généraux».
L'émission de Pascal Praud est devenue un rassemblement de l'extrême droite, ce qui a provoqué de nombreuses polémiques avec les intervenants.
Le présentateur de la chaîne a consacré son édito à cette tribune. Cette dernière avait fait l'objet de nombreuses polémiques dans la classe politique. Le présentateur a ensuite donné la parole à des personnes proches de sa vision. Sur le plateau, sont intervenus Jean Messiha, un ancien cadre du Rassemblement national (RN), Jacques Séguéla, un publicitaire (gauche-droite), Elisabeth Lévy, fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur (extrême droite), Matthieu Valet, secrétaire national adjoint du Syndicat indépendant des commissaires de police (droite), et Gilbert Collard, eurodéputé RN (extrême droite). Jamais Canal+ n'avait donné la parole à l‘extrême droite que durant le règne de Pascal Praud Le régulateur audiovisuel français, rappelle à la chaîne ses devoirs de veiller au «respect d'une présentation honnête des questions prêtant à controverse, en particulier en assurant l'expression des différents points de vue par les journalistes, présentateurs, animateurs ou collaborateurs d'antenne». En l'occurrence, «compte tenu du caractère controversé des propos tenus par l'auteur de la tribune débattue», le CSA a estimé qu'il y avait une absence de diversité des points de vue exprimés par les participants. L'obligation a donc été enfreinte.
Le 3 mai 2021, le sujet avait été évoqué lors de l'émission, avec les mêmes intervenants et des idées similaires, ce qui «est venu conforter» le constat du CSA.
CNews n'en est pas à sa première mise en garde. La chaîne du Groupe Canal+, contrôlé par le milliardaire Vincent Bolloré, proche de la droite, avait déjà été rappelée à l'ordre pour publicité clandestine et a été mise en demeure pour avoir trop donné la parole à Philippe Ballard, candidat du RN aux élections régionales en Ile-de-France. Après des propos, en 2020, de son polémiste, Eric Zemmour, sur les migrants mineurs isolés, elle s'est aussi vue infliger une amende de 200000 euros pour «incitation à la haine» et «à la violence». Dommage pour Canal+, l'enfant d'André Rousselet.

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