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Le drapeau aux fenêtres

Tous patriotes? Sûrement! Le dire est une chose, le démontrer en est une autre. Petit tour en ville le 1er novembre. Rares sont les balcons ornés de l'emblème national. Pourquoi?...

Leitmotiv. On entend souvent dire qu'il n'y a pas d'Algérien plus patriote qu'un autre. Qu'ils le sont tous, mais que chacun aime l'Algérie à sa manière. Soit. Reste l'expression de cet amour. Une expression à fleur de peau à chaque grande rencontre sportive internationale. La toute dernière fois c'était lors de la coupe d'Afrique. On l'a vu également lors des marches du Hirak. Sur la tête. Sur les épaules. Brandi à la main. Sur les capots de voitures. L'emblème national était partout. De toutes les tailles. Des scènes qui ne permettent aucun doute sur le patriotisme des Algériens. Oui, mais alors, où est le problème, direz-vous? Le problème se pose lors des fêtes nationales. Comme le 1er novembre par exemple. Une infime minorité d'Algériens (que nous saluons) accrochent, à cette occasion, l'emblème national à leurs fenêtres. Il suffisait de lever les yeux pour le constater. Alors ces Algériens sont-ils plus patriotes que les autres? La réponse est non! Sauf que les uns ont cette présence d'esprit que les autres n'ont pas. Ils comprennent mieux la symbolique de faire flotter l'emblème national sur leurs frontons. Ils comprennent mieux la nécessité de renouveler cette expression à chaque date anniversaire d'un événement historique majeur. Dans le cas de notre pays il n'y a pas plus grand événement historique que le 1er novembre 1954. Avant le 5 Juillet 1962 qui était l'aboutissement. Accrocher le drapeau algérien aux fenêtres à ces occasions c'est réitérer notre attachement à la mère patrie. À notre unité. À notre engagement. L'accrocher aux fenêtres sans hésiter à être ostentatoire. Il est même indispensable de l'être. Pour la communion. Pour la transmission. Ceci dit et si le patriotisme de tous les Algériens est indiscutable, son expression comporte des «ratés». Il est de la responsabilité des pouvoirs publics (le ministère de la Culture par exemple, mais pas que) de promouvoir, d'encourager cette expression patriotique. Il est de leur devoir de sensibiliser et d'accompagner les Algériens dans cet acte hautement symbolique que celui d'orner sa fenêtre avec l'emblème national. Comment et pourquoi? Pourquoi, d'abord! C'est un moyen de dissuasion contre toutes les formes d'ingérence étrangère possibles. Par les temps qui courent, personne ne peut dire que cette ingérence n'est pas tapie à nos frontières. Pavoiser c'est l'affirmation de la symbiose entre un peuple et son pays. Le contraire pourrait convaincre l'ennemi d'une «distanciation» (le mot est très usité actuellement) synonyme d'une faiblesse dans les défenses. Actuellement, les pouvoirs publics honorent la moitié de leur devoir. Ils décorent les grandes artères des villes avec l'emblème national en guirlandes lors des grandes manifestations pour les retirer ensuite. Rien pour sensibiliser les Algériens à faire de même à leurs fenêtres et balcons. Ce pourrait être aussi une mission à confier à la société civile. En faisant du porte-à-porte et en offrant, par le biais du sponsoring, le modèle adéquat de l'emblème à installer à la fenêtre. Il ne suffit pas de dire que tous les Algériens chérissent leur pays, encore faut-il le démontrer. Il suffit juste de «souffler» sur la fibre pour la réveiller. Comme cela est fait lors des grands matchs de l'Equipe nationale. C'est loin d'être un simple détail d'ornement. C'est une démonstration vitale pour la nation. Ce n'est pas la première fois que nous abordons ce sujet. En vain. Il est vrai qu'il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Faudra-t-il sensibiliser davantage les pouvoirs publics pour qu'à leur tour ils sensibilisent les citoyens? Former le formateur? Il faut stopper les négligences mortifères. Quant à la minorité des Algériens qui ne ratent pas l'occasion d'accrocher le drapeau à leurs fenêtres, nous saisissons l'occasion pour leur dire qu'ils méritent une distinction pour s'être acquittés d'un devoir envers et contre tous. Ce qui démontre leur conviction, leur engagement et leur culture pour ne pas avoir besoin de «compagnie» pour crier leur patriotisme. Pour rester seuls et fiers à lever l'emblème national. Chapeau bas! Quant aux autres qui «disent», mais ne font rien, il est à se demander si ce n'est pas une façon bien à eux pour maintenir le statu quo. Souhaitons qu'à la prochaine fête nationale, les pouvoirs publics et tous les patriotes de ce pays arboreront fièrement l'emblème national. Bien en vue, flottant sur la façade des maisons. Un geste qui vaut mille discours!

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