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Une moche histoire au tribunal

Yousra. F. est une très jeune mariée d'à peine 25 ans, et a, à peine, moins d'une année d'union avec un jeune apprenti-boulanger, que tous les voisins estiment, en le trouvant agréable à souhait... À la barre, nous avions écouté un autre homme...

Ce mardi, la salle d'audience était presque pleine comme un oeuf, en comparant avec la houleuse audience du mardi précédent, à la même heure.
La présidente de la section correctionnelle du tribunal, avait ce jour, la tête bien dressée, sur les épaules. Elle avait envoyé la terrible pile de dossiers d'inculpés de toutes sortes. Mais, le monde qui s'était déplacé en cette fin août 2023, l'était surtout pour cette moche histoire de «coups et blessures volontaires», sur le conjoint. Et c'est précisément, que c'est sur la très bonne réputation de l'inculpé, que les voisins, collègues et amis, se sont déplacés, du village d'à côté.
La juge regarda bien en face la victime, qui portait un bandage sur tout le front, ainsi que sur le périmètre du visage «gonflé», probablement, de coups répétés, par l'époux. Elle voulut, peut être, en sa qualité de mère de famille, bien savoir de suite les tenants et aboutissants, de cette malheureuse affaire familiale, mais ces sacrées procédures propres à la justice, l'en empêchaient. Elle appela Yousra. F. la victime, en premier, pour la prier d'évoquer la raclée de la semaine dernière, qui lui avait valu un arrêt de travail de vingt cinq jours. C'est dire si les coups et blessures étaient franchement durs à encaisser et à supporter. Lorsque Yousra allait débuter son récit, une femme d'un certain âge, en tailleur gris, et souliers à talons fins, se leva, et prit la résolution de s'avancer vers le pupitre de la présidente, qui devina que la femme ne connaissait pas les us et coutumes des juridictions, et ordonna donc au flic de faction, de laisser la dame, s'exprimer.«Qu'y a-t-il madame? Vous êtes une parente de la victime, je suppose?»,Lança la magistrate, très à l'aise. -- Sa maman! Je nn'ai qu'elle. Son père est décédé de la Covid-19, dès son apparition, il y a de cela cinq années. Je voulais simplement vous informer, que ma pauvre fille vit un enfer quotidien, surtout depuis que les médecins ont informé mon beau-fils, qu'il ne pouvait avoir d'enfants. Et c'est dans ce sens, que je vous demande de procéder au divorce de ma fille, qui est encore, très jeune...Et... Je vous en conjure de...
--Attendez, madame, dd'abord, de loin, on vous prendrait pour la soeur ainée de Yousra, ensuite, votre fille est là pour une affaire pénale, et vous me demandez de régler une affaire relevant des «affaires familiales». Rejoignez donc votre place, et laissez-nous écouter votre fille.», balance la juge, plutôt intéressée par le récit des coups et blessures. La victime serre très fort ses mâchoires, avant de débuter un poignant témoignage sur le traitement de son mari, depuis près de sept mois. «Les tannées ont commencé le soir même de la fouillée visite médicale, dont les résultats m'ont entièrement donné raison sur mon excellent état de santé. Il n'a pas supporté le diagnostic, du professeur, qui m'a textuellement dicté ma vista, pour ce qui est de ma fécondité: «Vous êtes un véritable bijou, ma fille. Vous n'avez pas besoin, mais alors, pas du tout, d'aucun médicament, ou d'autre miracle, qui puisse vous permettre de tomber enceinte. C'est votre époux qui est malade.», m'avait -il expliqué devant Jassim qui avait, tout d'un coup, la face blême, comme au jour de ses funérailles. Ce fut ma nuit la plus blanche, et la plus sanglante que je n'ai jamais connue, de ma vie. Des coups que je ne peux détailler tant la honte, d'entendre des propos pareils me semblent inracontables. Je vous demande pardon, mais le suis lasse.»laissa -t- elle déverser, en plus des larmes argentées. Puis ce fut au tour de l'époux de répondre aux questions précises du tribunal. Il passera complètement à côté de son sujet, en répondant chaque fois. Il fit pire en répétant au tribunal que sa femme était fautive, en prenant le risque d'exhiber devant toute la salle la «preuve» du crime, en l'occurrence, des cachets pour un empêchement en criant à tue-tête, «qu'elle était indigne d'être ma femme. Ce n'est finalement qu'une p'tite gamine qui se croit tout perms, en me conseillant, par exemple, de voir un spécialiste, en Europe, chez mon frère ainé, qui vit à l'aise. Elle cherche surtout à me faire sortir du pays, soi-disant pour me soigner.» La juge sourit, en martelant, que l'inculpé se devait de ne répondre qu'aux questions posées par le tribunal, ou le procureur. D'ailleurs, le représentant du ministère public ne dira mot. Il était là pour les coups et blessures volontaires, sur conjoint, et pas pour écouter les bobards nocturnes. Seul l'article 264 du code pénal l'intéressait! La magistrate voulait vite en finir, et elle demanda au parquetier de requérir. Il le fit avec un réel plaisir «amer»: «Avec tout ce qu'on a entendu, nous ne pouvons que réclamer l'application la plus dure de la loi!»
La présidente demande à l'inculpé le dernier mot et décida de rendre son verdict sur le siège: «L'inculpé Jassem.F. est condamné à une peine d'emprisonnement de deux ans assortis du sursis.

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